BREAKING FOSSE #7 – FESTIVAL DE LA MER OFF – DOSS

FESTIVAL DE LA MER DOSS 2026

Alerte coup de cœur. Sur le fil. À la fin. J’ai craqué.

Si.

Pour le dernier concert du Festival de la Mer, j’ai pris la direction du O’Donneil Irish Pub, à Portsall.

À ce stade, je crois que le festival est terminé.

Je suis rincée.

Je tiens par la seule force du mental.

Et je n’espère plus rien, sauf m’échouer sur les galets et attendre que la marée monte pour rentrer en Picardie par la mer.

Comme les phoques de la baie de Somme.

Erreur.

Je traverse la rue.

Je pousse la porte d’un pub irlandais.

Et je tombe sur quatre Écossais qui retournent l’endroit comme si Glasgow venait d’annexer le Finistère.

Bienvenue chez DOSS.

Le post-punk venu de Glasgow qui refuse les étiquettes

Pour faire simple, DOSS, c’est du post-punk venu d’Écosse qui brouille joyeusement toutes les pistes.

Des guitares abrasives.

Des rythmiques électroniques.

Une basse omniprésente.

Une énergie punk, parfois groovy.

Des échappées qui flirtent avec le free jazz.

Des passages qui te font penser à Kneecap.

Et, au milieu de tout ça, des textes ancrés dans le quotidien de la classe ouvrière écossaise.

C’est drôle.

C’est malin.

C’est imprévisible.

Ça pulse.

Ça tourne.

Beaucoup.

Tout le temps.

Trente dates plus tard… toujours debout

Ils ont assuré les premières parties de DEADLETTER et Fat Dog, joué plusieurs concerts complets à domicile, effectué une tournée aux États-Unis, en Allemagne, aux Pays-Bas, en Slovaquie et en Belgique.

Juste avant cette date, ils avaient foutu le feu au Binic Folks Blues Festival.

Farouchement DIY, DOSS exporte la scène underground de Glasgow selon ses propres règles.

À Portsall, ils venaient d’enchaîner trente dates.

Et il ne leur restait plus que des tee-shirts XXL et XS au stand de merch.

Signe indéniable d’une fin de tournée.

Les vrais sachent.

Le plus beau joyeux bordel du week-end

Sur la scène du pub :

  • Un clavier.
  • Deux guitares.
  • Une basse.
  • Un batteur coincé derrière le clavier.
  • Le carton de merch rangé derrière la batterie.
  • Des pédales qui débordent sur le parquet.
  • Des câbles qui serpentent partout.

Si ça sent bon le DIY qu’on aime, on reste quand même à deux mètres d’une catastrophe logistique.

Et pourtant…

Au bout de trente secondes, tout fonctionne.

C’est tendu.

Fun.

Parfois complètement barré.

Mais toujours joué avec une énergie de labrador sous Red Bull.

Fun fact : Mark Black est aussi bassiste

DOSS est à l’origine un duo composé de Sorley Mackay (chant, guitare) et de Chilton Fawcett (batterie).

Sur scène, le projet prend une toute autre dimension avec plusieurs musiciens supplémentaires, dont Mark Black à la basse et au clavier.

Oui.

Ce Mark Black-là.

Le stand-upper écossais qui parle un français parfait, arbore une tête de tueur à gages et possède un sens de la vanne aussi affûté que ses lignes de basse.

Tu regardes.

Tu souris.

Et tu te dis :

« Bon… je crois que c’est exactement pour ça que je vais en festival. »

Le véritable esprit d’un festival

Au-delà d’avoir amené une pépite, cette soirée illustre exactement l’esprit du Festival de la Mer.

Celui qui réunit autour d’une Guinness les derniers festivaliers, les bénévoles, les musiciens et les organisateurs.

Plus de backstage.

Plus de barrières.

Juste un pub, des pintes et de la musique.

C’est probablement la meilleure définition possible d’un OFF réussi.

Dernier télégramme avant le retour

Demain, retour à Compiègne.

On prendra le temps de faire le bilan.

Mais ce OFF méritait bien un dernier télégramme.

Pour découvrir DOSS :

  • ✅ 27 juillet – Melody Maker – Rennes
  • ✅ 28 juillet – Supersonic – Paris

Photos (iPhone) : @zo_louv_

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