PUBLIC IMAGE LTD / L’ATTAQUE DU DUB MUTANT
(sous-titre : John Lydon n’est pas fini, et toi non plus)
Public Image Ltd annonce une tournée européenne 2026.
Et, ô miracle, quatre dates en France :
27 mai : Montpellier — Le Rockstore
3 juin : Rennes — L’Étage
4 juin : Paris — Le Trianon
5 juin : Lyon — Le Transbordeur
Quatre dates, donc.
Quatre occasions d’observer l’humeur quotidienne de John Lydon, qui varie à peu près autant que la météo de Manchester.
Un soir il te récite son évangile punk en te fixant comme si tu étais responsable du FMI.
Le lendemain il part en tirade contre tout ce qui bouge : les gobelets, les smartphones, les ingénieurs du son, l’humanité en général.
Et parfois — miracle rarissime — il est drôle, lumineux, presque tendre.
(Sa version de tendre, donc en gueulant.)
En vrai, PIL, ce n’est pas un groupe.
C’est une anomalie.
Un accident glorieux entre :
– punk qui refuse de mourir
– dub détraqué
– basse rouleau compresseur
– humeur atmosphérique catégorie ouragan
PIL, c’est ce moment où tu réalises que le punk n’est pas mort.
Il a juste attrapé un rhume et demandé un verre de whisky.
Et surtout :
PIL, c’est du dub mutant, dissonant, splendide, qui te demande de choisir entre danser ou faire une crise existentielle.
Souvent les deux.
SUR SCÈNE ?
C’est une prise de risque.
Un bon concert de PIL, c’est un rituel.
Un mauvais concert de PIL, c’est un exorcisme.
Dans les deux cas, t’en ressors vivant par erreur.
Parce que les morceaux peuvent durer trois minutes comme quinze.
Parce que Lydon peut incarner le punk, la dépression, l’humour noir et la météo maritime dans la même phrase.
Parce qu’un concert de PIL, c’est la dernière preuve scientifique que le chaos peut être dans le tempo.
ON Y VA POURQUOI ?
Parce qu’un monument vivant, même instable, vaut mille groupes parfaits.
Parce que Lydon sur scène, c’est du patrimoine abrasif.
Parce qu’il y a encore des gens assez fous pour créer avec leurs nerfs, pas avec un tableur.
Parce qu’aller voir Lydon sur scène, c’est signer un contrat tacite :
je viens, tu hurles, on voit ce que ça donne.
Et parce que (soyons honnêtes)…
voir « This Is Not The Last Tour » écrit en grand alors qu’on sait tous que…
bref…
c’est émouvant.
Rendez-vous en fosse.
Partager


