YARD ACT A LA CIGALE, PARIS : ON VA DANSER SUR L’ABSURDITÉ DU MONDE

Yard Act en tournée à La Cigale Paris en octobre 2026

Yard Act ouvre sa tournée à La Cigale à Paris le 1er octobre 2026 avant de passer par Bruxelles et Toulouse : du post-punk de Leeds, du groove, du cynisme et une basse qui tient tout le bordel

(Ou comment l’un des groupes les plus jubilatoires du moment, ouais j’ai écrit « jubilatoire », va ouvrir sa tournée à Paris le 1er octobre)

Yard Act, c’est un des trucs les plus excitants que Leeds ait pondu ces dernières années. Oui, Leeds, cette ville qui fabrique des groupes comme d’autres fabriquent des radiateurs : en série, mais parfois t’en as un qui explose. Et info inutile du soir : les habitants de Leeds s’appellent les Loiners. De rien.

Donc. Yard Act. La dernière fois qu’ils sont passés à Paris, c’était en première partie de The Hives au Zénith. 30 minutes. Apparemment : salle retournée. J’y étais pas. Mais les retours sont clairs : ça bouge, ça parle, ça accroche et tu te retrouves à onduler du coccyx sur les absurdités modernes.

Bref. Tout va bien.

Ils reviennent. La Cigale, le 1er octobre.

Puis AB – Ancienne Belgique, La Cabane à Toulouse, et sans doute d’autres villes où des gens vont comprendre un peu tard ce qui leur arrive.

ALORS YARD ACT, C’EST QUOI ?

Quatre types. Une filiation qui sent bon The Fall croisé Sleaford Mods, avec des traces de disco, de hip-hop et de trucs funky qui déboulent sans prévenir. Ils font des morceaux qui changent de direction sans clignotant et t’es quand même content d’être dedans.

C’est sec. C’est nerveux. C’est drôle. Pas drôle « ouarf ouarf tire sur mon doigt : prout », le drôle « ah ouais, mais ça pique un peu quand même ». Et surtout : y’a une basse qui tient tout le bordel. Donc forcément, j’arrive en courant. Ce qui est chez moi l’expression d’un instinct de survie basique.

Le chanteur ne chante pas vraiment. Il raconte. Il observe. Il démonte. Un peu comme ton pote brillant et légèrement dangereux en soirée. Celui où tu te dis : pourvu qu’il ferme sa gueule maintenant… parce que c’est drôle mais ça va saigner.

En gros, Yard Act raconte des types paumés dans un monde absurde, des petites lâchetés humaines, des illusions modernes qu’on s’inflige tout seuls. Bref. Un mardi dans l’univers post-punk.

C’est politique, mais jamais chiant. C’est cynique, mais jamais sec. Ça parle de trucs lourds, mais ça te fait marrer quand même.

L’équilibre que trop de groupes ratent : chez certains, tu plonges dans la crise existentielle et tu finis en PLS dans un coin.

Là, non. Tu prends le réel en pleine gueule, et deux secondes après, t’es déjà en train de danser dessus. C’est une forme de nihilisme, mais avec du groove, un concept que je considère comme scandaleusement sous-exploité.

Et ça, c’est rare. Et donc précieux, donc forcément à aller voir.

Et ça, c’est rare. Et donc précieux, donc forcément à aller voir.

Et si vous voulez aller danser sur l’absurdité du monde avec eux le 1er octobre, la billetterie de La Cigale est par ici.