FDLM WINTER SNOW N*5 : DEUX JOURS DE POST-PUNK, NOISE, FUREUR ET DE GOUTTES AU NEZ
(Ou comment fin février, sur la terre du bout du monde appelée Bretagne, on va cette fois prendre le vent, la sueur et les décibels de face)
Je ne sais pas ce qu’ils ont les Bretons,
mais manifestement ils se sont mis d’accord sur un truc : faire des festivals qui donnent envie de traverser la France. Et lui il se tient en sortie d’hiver.
27 et 28 février. Dans le Finistère. À Landunvez exactement. C’est le moment où ton corps demande du plaid, et où la Bretagne répond : « viens, on a du bruit ».
Le Festival de la Mer ou FDLM WINTER SHOW, c’est exactement ça.
La version hivernale de leur folie estivale God Save The Kouign, qui se tient en juin dans le Finistère. Décidément. J’en ai parlé dans le post précédent.
Même esprit associatif.
Même amour des groupes qui cognent, grincent, frottent, hurlent. Et ils le disent. Même si ça pèle, leur mission sacrée c’est d’amener des décibels à la campagne contre vents et marées.
Mais en salle, en doudoune, avec la buée sur les lunettes. Et je dis bravo !
Et pour cette édition, on n’est pas sur du festival « cocooning ». On est sur du festival qui te remet du sang dans les jambes quand le thermomètre fait la gueule.
REPÈRES RAPIDES POUR SURVIVRE (FDLM WINTER #5)
Je ne connais pas tout par cœur mais je sais reconnaître une programmation qui sent la sueur, la rage et les bonnes décisions quand j’en vois une.
Donc ici, ce que j’ai compris :
✅ Poésie Zéro : punk français sec et frontal. Textes crachés, humour noir, zéro poésie justement. Ça tape juste.
✅ Lofofora : crossover historique. Rage politique, groove lourd, public qui connaît les paroles mieux que le groupe. Toujours dangereux.
✅ Fragile : post-punk / noise français. Tension contenue, urgence sourde, ça monte sans prévenir. Un ami de bon goût m’a reprise sur un précédent post concernant ce groupe donc voici ce qu’il dit cet homme, visiblement sous le charme : post-hardcore/emo teinté de shoegaze et de post-punk plein d’amour et de fraternité. Je vous dis comme il me dit. Visiblement très bonne pioche.
✅ Technopolice : punk synth / cold punk. Flicage, dystopie, beats froids. Ça danse en serrant les dents.
✅ Jetsex : punk garage crade et rapide. Pas là pour convaincre, là pour renverser des bières. Ça déborde.
✅ Brazzier : noise rock abrasif. Son massif, pas aimable, énergie physique. Ça te pousse contre le mur.
✅ Bâtarde : noise punk radical. Pas de concession, pas de sourire, pas de filet. C’est sale, donc nécessaire.
✅ Swansea : post-punk sombre, mélancolie épaisse, ambiance fin de nuit humide. Parfait en hiver breton.
Voilà pourquoi, fin février, pendant que certains débattent entre tisane et série tiède, d’autres préfèrent se rappeler que la musique, la sueur et les salles pleines valent largement une semaine de Doliprane.
Et je valide.
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