KO KO MO, LA DÉCOUVERTE, LA CLAQUE, LA FIN

Ko Ko Mo n’est pas de ma chapelle originelle.

Pas post-punk.

Mais je les ai vus.

Deux fois.

Et ça compte.

LA DÉCOUVERTE

Première claque à Rétro C Trop 2024.

J’étais là pour Patti Smith.

Rien à voir.

En sortant, j’ai écrit, à chaud :

« Ko Ko Mo vient de me retourner le cerveau. Du vintage, du son, mais avec de la modernité. Du fun. »

Le genre de groupe que tu conseilles si tu aimes Royal Blood mais que tu les trouves un peu moins marrants depuis qu’ils sont devenus célèbres.

Un duo français, nantais, qui déboîte.

J’avais déjà pris mon ticket pour Reims.

LA CLAQUE

Deuxième round.

Salle pleine.

Set complet.

Nouvelle tournée.

Et là, confirmation.

Deux zozos mi-vintage mi-électro :

pantalon rétro,
moustache,
rayures,
santiags,
banjo électrique qui fait peur,
douze-cordes probablement sortie d’un cauchemar industriel.

Sur le papier : non.
Sur scène : ça marche.

Et même très bien.

Des séquences électro indus au milieu du rock.

Une direction artistique hyper soignée.

Graphisme et lumière au cordeau.

Un batteur qui ne reste pas assis et qui vit son truc.

Un chanteur à la voix impressionnante.

Pas du déjà-entendu.

Pas de basse.

On leur pardonne.

Juste deux mecs chaleureux et vivants qui occupent l’espace.

Et qui s’apprêtaient à faire le Zénith de Paris.

LA FIN

Et pourtant.

Aujourd’hui, Warren (le chanteur) annonce la fin de l’aventure.

Sans drama.

Sans flinguer qui que ce soit.

Juste en disant que les valeurs ne sont plus alignées.

Que continuer coûterait trop cher intérieurement.

Je relis mes propres mots quand j’ai envie de tout envoyer chier.

Ko Ko Mo, ce n’était pas mon terrain naturel.

Mais c’était un groupe droit.

Que j’ai senti sincère.

Respectueux de la scène, du public, du moment.

Dans une époque où tout le monde s’accroche à la moindre étincelle jusqu’à l’épuisement,

ça mérite une archive.

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