225 RAISONS D’IGNORER COLDPLAY
(mais on s’arrête à 10, j’ai pas que ça à foutre)
“Viva La Vida” vient de dépasser 3 milliards de streams.
Trois.
Milliards.
Soit trois milliards d’écoutes potentielles dans :
– une salle d’attente de dentiste avec un ficus en fin de vie
– une pharmacie un lundi matin sous néons dépressifs
– un magasin de literie en zone commerciale
– un aéroport à 6h du matin, âme absente, café tiède
– une séance de sophrologie obligatoire en entreprise
– un PowerPoint intitulé Vision 2030
– un mariage où on se fait chier…
Et, en plus, Coldplay a annoncé 225 dates en 2027.
225 dates…
Le chiffre qu’un groupe indie atteint en quatre vies, trois fusions, deux burn-out, une séparation, et un bassiste qu’on n’a jamais revu après un concert à Charleville.
Coldplay est riche.
Célèbre.
Mais rien que la photo, on dirait la photo de clôture d’un team building où personne n’a envie d’être là mais tout le monde a signé la feuille d’émargement.
Donc :
Je me permets d’offrir la liste courte des raisons pour lesquelles on va gentiment les ignorer (ne vous inquiétez pas, ils en ont rien à cirer vu leur fanbase hystérique)…
JE N’IRAI JAMAIS VOIR COLDPLAY
– Parce qu’on ne va pas à un concert pour se faire distribuer un bracelet LED comme si on allait à la Zumba du jeudi.
Ton poignet clignote, mais ton âme meurt.
– Parce que Yellow a été écrit avec une demi-baguette de son, trois soupirs, et un plugin d’émotion générique.
Et on s’en tape encore.
Chaque.
Fois.
– Parce que Chris Martin chante faux.
Pas un peu.
Pas Ă cause du live.
Faux comme un moineau enrhumé qui essaie de faire du Bono.
– Parce qu’il est flan.
Flan d’attaque, flan de scène, flan de convictions molles.
Flan bio, mais flan quand mĂŞme.
– Parce que leur musique déclenche des pics de glycémie chez les gens normaux.
Pas besoin de sucre après : un refrain de Coldplay te donne l’équivalent d’un milkshake vanille banane bonheur.
– Parce qu’ils arrivent à faire rimer hope avec mope avec des flous.
Et t’as l’impression d’avoir médité avec un manuel Ikea.
– Parce que la basse chez Coldplay est soit absente, soit elle claque comme une serviette de bain humide.
Un son mou, plat, tiède.
Un instrument réduit à l’état de moquette sonore.
– Parce que leurs concerts ressemblent à des cultes païens sponsorisés par Apple et les vegans tristes.
Avec 60 000 âmes perdues qui font woooooooh pour ne pas penser à leur banquier ou leur happiness manager.
– Parce que même moi, pourtant prompt à l’enthousiasme, je reste totalement calme pendant Coldplay.
J’ai compris qu’il ne se passera rien.
Jamais.
– Parce que même mon colon ne digère pas Coldplay.
Il le reconnaît à l’oreille : diarrhée instrumentale douce, sans texture, sans fibre.
CONCLUSION
Coldplay, c’est l’inverse de Ministry.
L’inverse de Fugazi.
L’inverse d’IDLES.
L’inverse de la vie.
Tu peux leur laisser leurs 225 dates.
Nous, on a déjà notre tournée :
la liberté,
la disto,
et le prout sec de la caisse claire.
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