THEN COMES SILENCE : LA FIDÉLITÉ DANS LE NOIR
Je ne sais pas à quel moment quelqu’un s’est dit : « Et si on faisait un groupe glacial mais avec un chanteur (et bassiste) qui donne envie de tout plaquer pour élever du poisson nordique. »
Mais visiblement, quelqu’un l’a fait.
Et ça s’appelle Then Comes Silence.
Et ils passent :
14 septembre (Paris) Le Chinois
15 septembre (Nantes) Cold Crash
16 septembre (Lyon) ROCK N EAT
17 septembre (Marseille) Le Molotov
Then Comes Silence, c’est quoi ?
Court. Net.
C’est un trio qui vient de Suède (là où même la lumière déprime).
C’est du pur revival post-punk / goth rock, version sèche. Théâtral mais pas que. Tendu. Efficace avec une basse en avant, tension froide, voix posée qui te regarde sans te rassurer.
Ils ont pris :
- l’intention déprimante de Joy Division
- l’esthétique de Bauhaus
- le groove hypnotique de Sisters of Mercy
- et un soupçon de The Cure période pas joyeuse…
et ils ont viré tout ce qui dépassait.
Ça pourrait être monotone.
Ça ne l’est pas.
Ça pourrait être poseur.
Ça ne l’est pas.
C’est droit. C’est froid. Et ça tient.
Et surtout : c’est fiable.
Comme une Volvo.
C’est un groupe qui tourne beaucoup.
Depuis longtemps.
Ils savent tenir une salle.
Tout en tension.
Sans jamais surjouer.
En un mot : scandinave.
Then Comes Silence, c’est une valeur sûre du revival goth.
C’est solide.
Ça avance.
Ça envoie.
Ça suit une trajectoire.
Et dans un monde musical rempli de :
- hype creuse
- concepts bancals
- groupes qui changent de direction tous les deux EP
Ça devient presque un luxe…
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