PUTAN CLUB + THE DISEASE : LE CONCERT QUE J’ATTENDAIS PARCE QUE PUTAN CLUB, BORDEL !
PUTAN CLUB et The Disease se retrouvent au QG Oberkampf le 12 septembre pour une soirée entre punk, industriel, coldwave, électronique et joyeux what-the-fuckisme. Deux projets impossibles à ranger proprement dans une case, ce qui constitue déjà une excellente raison d’aller vérifier sur place.
(ou comment le pote de The Disease m’a fait découvrir un groupe qui refuse obstinément de rentrer dans la moindre case. Et concrétise par un concert commun)
Bon.
Il existe des concerts qu’on recommande en disant : « Tu vas aimer. Ce groupe est dingue ! »
PUTAN CLUB appartient clairement à cette catégorie pour moi.
Le 12 septembre, ils débarquent au QG Oberkampf avec The Disease à l’invitation de TSC Records, Obsküre, Indézine et Radio Libertaire.
Et je crois qu’il faut en parler. Parce que Putan Club est probablement l’un des groupes les plus difficiles à résumer que j’aie croisés depuis longtemps. Même moi, je ne comprends ni ce que je vois ni ce que j’entends. Et c’est énorme.
Vraiment. Sur leur propre site, ils se présentent comme un duo franco-italien naviguant entre féminisme, électronique, punk, industriel, avant-rock, techno, musique tribale et… what-the-fuckisme.
Et moi, j’ajoute une basse énorme à décoller le papier peint. Et pour moi, ça compte. Énormément.
En général, quand quelqu’un s’inscrit dans autant de styles musicaux à la suite, je me méfie. Et pourtant, eux, ils arrivent quand même à faire en sorte que ça ait du sens.
Sur scène, ils jouent au milieu du public, refusent les barrières, revendiquent plus de 150 concerts par an, boycottent les plateformes de streaming (tu les trouves que sur Bandcamp) et définissent leur groupe comme une cellule de résistance plutôt qu’un simple projet musical.
Putan Club incarne une musique libre, indépendante et affranchie des circuits habituels. Ils passent davantage de temps sur les routes qu’à construire une stratégie marketing.
Et franchement, ça s’entend. Et c’est un groupe de scène.Un vrai.
Si tu ressors pas de là en sueur avec le slibard sur la tête et l’envie de crier « fuck le patriarcat et les après-midi de cohésion en start-up », t’as rien compris.
Je te jure. Je trouve ça assez beau. Et surtout très cohérent.
Parce que Putan Club ne cherche pas à être « original ». Ils cherchent surtout à être libres. Et ça s’entend.
À leurs côtés, il y aura The Disease. Là aussi, le nom est parfaitement choisi. The Disease navigue entre coldwave, post-punk, électronique et expérimental. Et puisque je parle de Vincent K, co-créateur du projet, autant être transparente. Vincent est un vieux pote. Je le connais de ses précédents projets : No Tears, Babel 17… Avec The Disease, il est en duo avec Léo de St-Germain, chanteuse classique et figure bien connue de la chanson réaliste.
Et de ce que j’ai entendu, c’est sublime.
Vincent, c’est aussi lui qui m’a mis Putan Club entre les oreilles il y a quelque temps. Depuis, je ponce les albums. Je regarde les captations live. Et je comprends pourquoi il insistait.
Donc oui. J’attends mon heure. Qui a visiblement sonné.
Cette Descente en fosse est familiale. Et j’ai juste très envie de voir ce que ça donne. Parce qu’il existe des concerts où l’on sait déjà comment va finir la soirée. Et puis il y a ceux où l’on ressort en se disant : « Je ne sais pas exactement ce que j’ai vu… mais je suis content d’y avoir assisté. »Celui-là a de fortes chances d’appartenir à cette deuxième catégorie.
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