FDLM 2026, SHAME, DITZ, HIGH VIS, LES GOÉLANDS, LA MER ET MOI

Affiche du FDLM 2026

(Ou pourquoi je vais traverser la France pour aller volontairement me faire décoiffer au bout du Finistère.)

Il y a des festivals qui te promettent des écrans géants, des effets pyrotechniques et quinze kilomètres de barrières Vauban.
Et puis il y a le Festival de la Mer.
Les 24 et 25 juillet.
Et c’est là où je pars avec mon tutu rouge.
Vous ne m’avez pas demandé.

Mais bon. J’annonce.
Direction donc Landunvez, dans le Finistère.

Quand je dis « au bout de la Bretagne », ce n’est pas une figure de style.
Après, il reste essentiellement l’océan, quelques goélands qui te jugent très fort et probablement un phare qui se demande pourquoi autant de gens débarquent avec des tee-shirts The Jesus Lizard, des Docs pleines de sable et des idées très arrêtées sur la basse de Peter Hook.

En outre.
Le site est complètement fou.
Pas une immense plaine anonyme.
Pas un parking reconverti en festival.

Non.

Une petite presqu’île coincée entre les rochers, un vieux port, des bateaux au mouillage, la mer tout autour et une scène posée quasiment les pieds dans l’eau.
Le festival a posté des vidéos.

J’ai vu des photos. C’est somptueux.

Tu arrives avec tes Docs… Et tu te retrouves face à l’horizon. Là, le paysage fait partie de l’affiche. J’aime énormément cette idée.

Et la programmation n’aide absolument pas à rester raisonnable. Cette année, il faudra survivre à Shame, probablement l’un des groupes de scène les plus tendus du post-punk actuel. Et totalement siphonné. Si on ne retrouve pas Charlie Steen en maillot de bain sur une bouée au large, on aura de la chance. Ce groupe est dingue. Une puissance live énorme.

On ira retrouver DITZ, mes chouchous absolus, qui jouent chaque concert comme si quelqu’un leur avait personnellement déclaré la guerre. Entre noise, post-punk et expérimental. On n’en sort jamais indemne.

On prendra aussi une gifle avec High Vis, toujours coincés quelque part entre le hardcore britannique et une étrange mélancolie qui finit par devenir lumineuse.

Et avant ça. Pendant deux jours. Les pieds dans la flotte, gavés de galette-saucisse et d’embruns, on pourra aussi découvrir Militarie Gun, DZ Deathrays, Cosmic Psychos, Public House, Last Hounds, Frenzee, The Spitters, Bureau de Change, Violent Sadie Mode, This Will Destroy Your Ears, Broken Wall, Flying Blanket Mystery, Little Odetta, Bâtarde, mais aussi CLAMM, DOSS, MZH Project et Kiss Kiss Love.

Autant de groupes qui naviguent entre punk, post-punk, hardcore, garage, noise, rock alternatif et autres réjouissances sonores.

En clair : Que du bon ! 
Et moi, j’ai l’intention de tout voir.
Et de compter les drapeaux bretons qui, par pur esprit de contradiction, ne se montreront pas dans le Finistère.

Pourquoi ? Parce que les Bretons…

Franchement… Je ne suis pas certaine que l’on puisse passer un meilleur week-end.

Là où la Bretagne te rappelle gentiment que c’est elle qui décide. Et où la musique fait le reste.

 

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