THE SISTERS OF MERCY RÉAPPARAISSENT ET LA BRUME AVEC EUX

The Sisters of Mercy revient en 2026.

Marseille – Le Cepac Silo (1er octobre)
Nancy – L’Autre Canal (2 octobre)
Bruxelles – Ancienne Belgique (11 octobre)

Et sans doute d’autres qui vont tomber d’ici là.

Même line-up. Même rituel.

À confirmer visuellement, Andrew Eldritch ayant encore estimé que la visibilité était une option. Mais au radar, il semble que ce soit encore :

Andrew Eldritch en maître de cérémonie grognon. Doktor Avalanche qui fait tout depuis toujours (rythme, basse fantôme, autorité). Ben Christo et Kai (Esprit D’Air), dont la fonction principale consiste à empêcher l’édifice de s’effondrer pendant qu’Eldritch grogne.

Et comme ils repassent par chez nous, c’est le bon moment pour rouvrir le dossier.

The Sisters of Mercy, aujourd’hui, ce n’est pas un groupe qui tourne.

C’est une apparition périodique. Une vérification de foi.

Je les écoute depuis toujours. J’y retourne à chaque fois, même quand Andrew se fout clairement de notre gueule.

Parce que Sisters of Mercy. Une usine à tubes. Une cathédrale d’aigreur géniale.

Souvenir de brume

La dernière fois, c’était à l’Olympia. J’ai croisé Andrew dans la brume. Je n’ai pas été déçue.

Je rembobine.

De la brume. Trois micros. Pas de bassiste (j’espère à chaque fois, mais visiblement NON est gravé dans la doctrine Eldritch).

Pas de salut.

Andrew Eldritch ne joue plus vraiment. Il arpente. Il grogne. Il administre.

Il ne cherche ni l’adhésion ni l’amour. Il sait que tu es là. Ça lui suffit.

Ouverture avec Doctor Jeep. Fermeture avec This Corrosion.

Entre les deux : des hymnes. Des morceaux que tu croyais connaître, mais chantés comme des rituels dont on a perdu la foi sans jamais perdre le geste.

Les deux guitaristes s’agitent. Ils font le job. Très bien. Ils électrisent les jeunes, les nouveaux, les convertis récents. Le premier rang est étonnamment jeune.

Pendant ce temps, Eldritch récite la fin du monde avec la lassitude d’un type qui l’a déjà vue passer plusieurs fois.

Aucun mot. Un merci à la fin.

Et pourtant, la salle est tenue. Et pleine.

Ce que c’est devenu

Parce que Sisters of Mercy, aujourd’hui, ce n’est plus un concert.

C’est une célébration de l’effacement.

Un groupe qui joue sa propre disparition, avec méthode, contrôle et une élégance franchement mal aimable.

Et on y retourne. Toujours.

Parce que Lucretia My Reflection te traverse encore la cage thoracique.

Parce que This Corrosion fonctionne même quand Eldritch fait semblant de s’ennuyer.

Parce que la basse n’est pas là, mais elle est partout.

Parce que Doktor Avalanche tient la messe quand tout le reste flotte.

Parce que certaines choses ne meurent pas. Elles se figent.

Conclusion

Andrew Eldritch revient.

Pas pour plaire. Pas pour convaincre.

Juste pour vérifier que le culte tient encore debout.

Et visiblement, oui.

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