SHAM 69 EMBARQUE SUR LE PETIT BAIN
(ou comment découvrir 50 ans de bordel ouvrier sans s’endormir)
Sham 69 joue lundi 1er décembre au Petit Bain à Paris.
Sham 69, c’est le punk prolo, direct, chanté comme un mégaphone de stade et taillé pour hurler en chœur bière à la main.
Pas le punk arty.
Pas le punk conceptuel.
Pas le punk new-yorkais qui lit Burroughs.
Non.
Le punk qui respire la banlieue anglaise, les usines et les bagnoles en panne.
Formé en 1975 à Hersham, un endroit que personne ne connaît mais que tout le monde retient grâce au 69, le groupe devient la voix d’une jeunesse qui n’a rien, mais qui gueule fort.
Des concerts qui sentent la sueur, le vécu et les Doc Martens trop serrées.
LA TRINITÉ SACRÉE POUR SE METTRE DANS LE (PETIT) BAIN
– If the Kids Are United (hymne intergénérationnel, cris garantis)
– Hurry Up England (football et punk = réussite)
– Borstal Breakout (leçon de survie en 2’15)
Sham 69, c’est aussi un groupe qui a connu mille vies, mille disputes, mille line-ups et qui revient toujours.
Tel un pin’s punk increvable.
Parce que l’essence du truc — cette rage ouvrière, collective, fédératrice — ne meurt pas.
En 2025, les voir en salle, c’est quoi ?
Aucune idée.
Sans doute :
– un bain de sueur nostalgique
– une preuve que le punk, parfois, c’est juste des types honnêtes qui hurlent des vérités simples avec un accent anglais coupé au couteau
À PETIT BAIN, TU VAS AVOIR :
– du chant de stade dans un bateau immobile
– des gens qui connaissent les paroles depuis 50 ans
– un pogo gentil mais opiniâtre
– et un groupe qui n’a rien oublié de son ADN
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