DITZ / CHAOS CHIRURGICAL EN IMPORT DE BRIGHTON

Post-punk, noise et lucidité brutale. Prépare ton sternum.

Brighton, Angleterre.
Ville de bord de mer, touristes à chaussettes et déflagrations sonores.

C’est de là qu’est sorti DITZ, un groupe qui joue comme si la fin du monde devait sonner juste.

DITZ, ce n’est pas du post-punk à vestes trop grandes et regards perdus dans la brume.

C’est un bloc nerveux.

Une basse qui mâche le béton, une batterie qui découpe la mesure au scalpel, et Francis, chanteur-prophète capable de te hurler ta responsabilité morale dans tout ce qui déconne sur Terre.

C’est le groupe que j’ai le plus vu ces deux dernières années.

Sur scène, ce n’est pas du cool chaos pour playlists de bureau.

C’est du vacarme qui pense.

Des riffs tranchants, des structures qui implosent, du son qui râpe.

Leur musique, c’est ce qui reste quand tu as retiré le flan du post-punk : la rage, la précision, la beauté du désordre.

Leur passage à l’Élysée Montmartre, c’est plus qu’un concert : une séance de réalignement collectif par saturation contrôlée.

Tu ressors lessivé, lucide et un peu amoureux du bruit.

Prépare-toi à

  • perdre un tympan mais retrouver la foi
  • te faire juger par Francis sans comprendre pourquoi
  • sentir la basse te recâbler la colonne vertébrale
  • crier « ça va ? » à ton voisin sans jamais obtenir de réponse
  • applaudir en décalé parce que les mesures changent toutes les trois secondes

DITZ, c’est Brighton sous tension.

À voir absolument.

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