LETTRE OUVERTE AU CABARET VERT : NICK CAVE, MAINTENANT DEFTONES… SUPER ! MAIS ON VOUS REGARDE
Cabaret Vert 2026 : Deftones et Nick Cave en tête d’affiche, entre excitation maximale et inquiétudes sur les mélanges de programmation
Cabaret Vert,
On doit parler.
Entre gens qui se respectent.
Entre gens qui savent ce que c’est qu’une fosse qui sent la bière chaude et la chaussure perdue.
On vous aime.
Je commence par ça, parce que c’est vrai.
J’ai survécu chez vous à Korn dans la boue jusqu’aux clavicules. Ma voiture a senti le cadavre de marécage pendant deux mois. J’ai failli mourir de rire et d’hypothermie en même temps.
J’ai survécu à IDLES sur votre Razorback l’été dernier, ce qui signifie, en termes médicaux, que j’aurais dû être déclarée morte.
J’ai survécu à votre sens parfois… disons… créatif de la programmation.
J’ai même survécu à Will Smith en clôture. Je suis passée très vite en pleurant. Je mérite une médaille, ou au moins un gobelet collector.
Donc oui : je vous aime.
Et parce que je vous aime, je vous écris.
Parce que cette année… vous avez fait quelque chose de grand.
Vous avez annoncé DEFTONES.
Et là , j’ai crié. J’ai crié CHINOOOOO dans ma cuisine comme une possédée. J’ai réveillé mon chat. J’ai tremblé des lombaires.
Deftones : les mal compris, les romantiques sous morphine, les poètes de la distorsion. Merci. Vraiment.
Et avant ça, vous avez annoncé NICK CAVE.
Nick Cave, le prophète sombre, le crooner du Styx, l’homme qui peut murmurer une commande de kebab et te briser le cœur.
J’ai pleuré de joie façon stalactite émotionnelle.
Je viendrai même si je dois finir portée sur un brancard.
Nick et Chino la même année ?
Vous ĂŞtes des malades.
Continuez.
MAIS
Parce qu’on vient de voir l’affiche d’un autre festival et je sais que vous travaillez en réseau.
Et Cabaret Vert… je vous le dis avec amour, tendresse, et un gobelet Jacky Mobylette à la main :
NE FAITES PAS ÇA !
Parce que cette année, c’est littéralement :
Pixies / Aya Nakamura / Macklemore / Pulp + Feu! Chatterton / Vladimir Cauchemar / Thylacine dans la mĂŞme soupe.
On dirait un tirage au sort réalisé par un stagiaire sous kétamine.
C’est NON.
C’est un escape game d’angoisse.
Tu viens pour Pulp, tu te prends Aya, tu fuis Macklemore, tu retombes sur Thylacine, et tu termines dans un slam involontaire de Vald.
Personne n’a demandé ça. Pas même eux.
C’est un pogo schizophrène. Trois religions musicales dans la fosse.
Et moi en PLS derrière un stand de gaufres.
NE FAITES PAS ÇA !
Avec amour, sueur et lucidité,
Une fidèle de la Razorback (qui a encore de la boue de Korn sur ses Docs)
Partager


