AMYL AND THE SNIFFERS : UNE CLAQUE EN SLIP AUSTRALIEN

Au final, j’ai surtout affronté Beauregard (et les fans de Clara Luciani sous la pluie avec un poncho) pour Amyl and The Sniffers, groupe australien formé en 2016.

Et je n’ai pas regretté.

Au centre du chaos : Amy Taylor, qui t’arrache le crâne comme un poppers ouvert au fond des chiottes d’un bar punk.

Elle débarque en mini-short en cuir, mâchoire verrouillée, yeux de feu, et une voix râpeuse comme le trottoir d’un squat. Elle n’attend pas qu’on l’aime. Elle crache. Elle vit. Elle dit merde. Et si tu la regardes de travers, elle te démonte avec un sourire.

Elle parle dignité, sexe, rage, liberté, frustration, survie, féminisme. Sans slogan. Sans pancarte. Juste du vécu sous la peau.

Elle parle de son corps comme d’un territoire : pas à vendre, pas à louer, pas à commenter. Elle hurle sans chercher l’approbation. Elle gueule pour rappeler qu’elle est vivante. Mais toujours avec un sourire solaire.

Le groupe, c’est une déflagration organisée autour d’elle pour parler de l’ennui, du désespoir social, des petits bouts de violence ordinaire qu’on encaisse chaque jour. Et ça te claque le cœur.

LE GROUPE

  • Dec Martens — guitare (mulet tragique, riffs rasoir, façon crabe sous acide)
  • Gus Romer — basse (impassible, implacable, comme un coup de rein en fin de pogo)
  • Bryce Wilson — batterie (mur de son à poils drus, façon clé de 12 balancée sur un moteur en feu)

Et ça fait du bien.

Partager