MainSquare 2025 – LAST TRAIN TO CHINO
Trois groupes, trois moments.
DALAÏDRAMA
Jeune groupe post-punk lillois plein de promesses. Je les avais découverts au Grand Mix en première partie. Ils ont validé ma première impression. À suivre de près.
LAST TRAIN
Du solide. Le quatuor formé alors qu’ils avaient douze ans dans l’Est de la France enchaîne les grosses dates. Mais ils ont toujours dans l’œil ce petit truc touchant de : « je comprends rien à ce qui m’arrive mais c’est génial ». Je valide à nouveau.
DEFTONES
Là, on entre dans le rituel.
Chino Moreno a débarqué comme un prêtre païen en tee-shirt et il a célébré la messe en suant la grâce. Sur Digital Bath, on a tous lâché quelque chose — un bout d’utérus, de dignité, de volonté propre.
Le son ? Clinique et brutal. Une précision américaine comme on l’attend, mais avec cette sensualité lourde et moite qui t’écrase la cage thoracique. Ils n’avaient qu’une date en France. J’y étais. Point.
Logistique festivalière
Sanitaires : Blancs. Propres. Avec PQ et savon. Je répète : SAVON. J’ai failli m’agenouiller dans la cabine. C’est rare comme un sourire de Reznor.
Bouffe : Zéro achat. J’ai investi dans la musique, pas dans un kebab douteux à 12 balles. Dattes, œuf dur, gobelet Jacky Mobylette Picardy (l’élégance faite plastique rigide) et fontaine à eau. Le survivalisme chic.
Double attentat auditif : Clara Luciani et Big Flo & Oli ont tenté une intrusion sonore. Erreur 404 dans mon système nerveux. Firewall activé. S’ils ont converti quelqu’un, ce n’était pas moi. Moi, je portais We Are Fucked sur la tête et je n’ai pas bougé de là.
Checks
- Dalaïdrama : promesses tenues, crasse validée
- Last Train : rock noble, sueur pure
- Deftones : cérémonie orgasmique dirigée par Chino
- Sanitaires propres (Dieu existe)
- Aucune dépense (honneur sauf)
- Résistance à l’invasion BigFloLucianesque
- Tympans intacts, dignité en miettes (merci Chino)
Trop vieille etc etc etc.
Fin de transmission.
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