Descente en fosse
Festival
asca beauvais, beauvais, bertrand belin, blues autour du zinc, blues autour du zinc 2026, concerts dans les bars, derobert and the half-truths, descente en fosse, etage 70, festival beauvais, festival oise, fosse commune, gabi hartmann, jazz alternatif, musique beauvais, oise, scene musicale beauvais, sortie culturelle beauvais, soul nashville
LaFosseuse
BLUES AUTOUR DU ZINC 2026 : SORTIE DE ZONE ASSUMÉE A BEAUVAIS
(Ou comment, pour une fois, je ne fais pas 200 bornes pour aller chercher une basse, mais je décide de regarder ce qui se passe juste à côté)
Je vais être honnête. J’habite dans l’Oise. Beauvais, j’y travaille.
Je connais sa cathédrale gothique et son horloge astronomique, ses rues médiévales et ses habitants tranquilles.
Et comme beaucoup, je regarde ailleurs pour la musique.
Ce qui est bien dommage, parce qu’on y a vu passer des trucs qui déboîtent grâce à l’Asca Beauvais. Genre Shaka Ponk quand y’avait pas grand monde qui connaissait. J’y étais d’ailleurs pas à celui-là. Mais on m’a raconté. Bref.
Et puis il y a ça.
Du 26 au 29 mars.
Le Blues Autour du Zinc
31e édition.
Donc clairement, y’a des gens qui bossent.
Qui programment. Qui tiennent. Qui proposent. Et rien que pour ça, ça mérite qu’on soutienne.
Oui, je sors un peu de ma zone.
Oui, j’y suis déjà allé il y a deux ans pour FFF.
Et oui, j’y retourne.
Sortie de taf. Binouze en terrasse.
Public assis. Lumière propre. Pas de pogos, pas de chaos, pas de bière dans les cheveux.
Et moi, au milieu.
Et je pars voir Derobert and the Half-Truths. De la soul made in Nashville.
Parce que derrière ma passion pour les trucs rugueux, les caves moites et les basses qui te démontent la cage thoracique, j’ai aussi parfois envie de groove, de chaleur, de voix graves et de rhythm’n’blues. De la tendresse bordel !
Comme dirait ma collègue : c’est pas parce qu’on passe sa vie dans la boue à reluquer des bassistes en marcel qu’on ne peut pas être sensible. Parfois.
Et je précise pour les étroits du bulbe : on peut aimer l’andouillette et la tarte aux pommes.
C’est pareil en musique, du moment que c’est honnête. Le reste, c’est une question de goût. Le respect aussi.
Fin de parenthèse.
Et pour la prog ?
Gabi Hartmann : ambiance douce, jazz feutré, alternative tranquille.
Stephan Eicher, complet évidemment : une présence, une carrière, un public fidèle. Et moi qui regrette Grauzone et les chants en suisse allemand. On se refait pas.
Bertrand Belin : toujours à part. Entre chanson française et étrangeté, un truc qui ne ressemble qu’à lui.
Etage 70 : terrain plus psychédélique et rock, mais qui complète bien l’ensemble.
Et puis les concerts dans les bars.
Gratuits. Donc vivants.
C’est pas ma zone habituelle.
Mais c’est chez moi.
Et ça fait du bien de se rappeler que
la musique ne se passe pas uniquement à Paris et qu’il y a des gens qui se bougent pour proposer des choses partout en France. On a tendance à oublier. J’oublie pas.
Partager


