LE MEC QUI PARLE

illustration bla bla bla

alias Le Podcast Vivant
alias Radio Comptoir FM
alias Le Commentateur de Concert Non Sollicité

(Série d’observation hivernale en attendant les migrations festivalières. Aujourd’hui : une espèce sonore invasive qui prolifère à proximité immédiate de ton oreille gauche.)

Classification

Homo Festivalus Bavardus.
Mammifère social persuadé que le concert est un lieu de discussion.
Volume vocal moyen : 87 dB.
Pic relevé sur les intros calmes : insupportable.

Signes distinctifs

Parle pendant l’intro. Parle pendant le couplet. Parle pendant le solo. Parle pendant les morceaux calmes.
Parle aussi entre les morceaux.
Ce qui est techniquement compréhensible, mais reste inutile.

Les phrases typiques

« Je les avais vus en 2008, c’était mieux. »
« Là c’est leur troisième album en fait. »
« Le bassiste a changé en 2017. »
« Attends, je vais te raconter un truc. »
(Non. On ne veut pas.)

Sous-espèces connues

Le Documentaire Humain
Il explique le groupe à quelqu’un qui ne lui a rien demandé. Discographie. Contexte. Influences. Pendant ce temps-là, le concert a lieu. Sans lui. Sans toi.

Le Nostalgique Professionnel
Tout était mieux avant : le groupe, la salle, la bière, l’existence. Il commente le présent comme un vieux match de foot, sans jamais se rendre compte qu’il est devenu le replay.

Le Conteur de Vie
Il raconte sa semaine : boulot, ex, chien, déménagement. Le concert devient le fond sonore de sa biographie. Personne n’a demandé cette saison 3.

Niveau de nuisance

Extrême.
Parce que contrairement au pogo ou au type trop large, le mec qui parle ne prend pas de place. Il prend ton oreille. Et il ne la rend pas.

Techniques de survie

Regard fixe. Silence glacial. Déplacement latéral discret. Parfois un classique « Chut ».
Efficacité variable. Risque de récidive élevé.

Conclusion

Dans la fosse, il y a du bruit.
Mais il y a une règle tacite : le bruit doit venir de la scène.

Prochainement : la zone VIP.
De loin, elle fait rêver.
De près, c’est un purgatoire climatisé où même la musique a rendu les armes

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