TRAMHAUS, LA RAGE EN CLAQUETTES DÉBARQUE À ARGENTEUIL

Tramhaus en concert, groupe de post-punk de Rotterdam, avec Servo en première partie à la Cave d’Argenteuil.

Tramhaus en concert à la Cave d’Argenteuil avec Servo : retour sur un groupe de Rotterdam devenu une référence du post-punk live en Europe

Le 25 juin, les Hollandais débarquent à la Cave d’Argenteuil.

Première partie : Servo, Rouen. Très bon choix. Vus deux fois. Noise/post-punk planant et méchant. J’aime beaucoup.

Bref.

Et il y a un an jour pour jour, je voyais Tramhaus pour la première fois. Au Grand Mix de Tourcoing.

Je ne savais pas encore que ce groupe allait me retourner trois fois en douze mois.

Et que j’allais y retourner.

C’est donc l’occasion de rouvrir le dossier.

Tramhaus, c’est Rotterdam sans brushing.

Formés en 2021, ils ont cramé les scènes européennes à une vitesse suspecte : Dour, Levitation, Cabaret Vert, Vieilles Charrues, SXSW…

Même constat partout.

Sur disque, c’est tendu.
En live, c’est une décharge post-punk.

Un groupe solide. Et ce chanteur à moustache-mulet, mi-prophète, mi-contrôleur TER sous tension.

Charisme nucléaire. Pas théâtral. Magnétique.

Ce type, ce n’est pas un concept.

C’est un frontman qui joue comme si la scène pouvait s’écrouler à la fin du morceau.

Et Tramhaus, leur vrai territoire, c’est 60 minutes de tension pure où tu souris comme un débile sans comprendre pourquoi.

Sur le papier ?

Post-punk hollandais. Disques solides, mais pas de quoi fantasmer une relation longue durée.

Puis un ami m’a poussé aux miches.

Curateur fiable. Goût sûr. Il anime notamment le podcast Indie Stories, 50 ans de rock indé
(excellent podcast d’ailleurs).

Il a dit : Vas-y.
J’ai dit : j’y vais.

Et putain.

En live, Tramhaus explose la fiche technique imaginaire.

Punchy.
Hargneux.
Joyeux.
Instable.

Les chroniques parlent unanimement de leur puissance live, ce n’est pas juste une impression personnelle. Plusieurs sources soulignent que leur énergie scénique emporte tout sur son passage, et que le public ressort parfois transpirant et retourné, même s’il ne s’agit pas d’un groupe « hype » ultra-formaté.

Et je valide.

Il faut les voir à l’état sauvage. Ce que j’ai fait. Trois fois.

  • Le Poche, Béthune. Petite salle en proximité.
  • Le Grand Mix. Salle moyenne avec Servo, déjà, en première partie.
  • Le Cabaret Vert. Devant des milliers de gens hydratés à la bière. À Razorback, en plus.

Même effet. Ils tiennent.

Pourquoi ça me retourne alors que ça a l’air chill ?

Parce que c’est un bordel organisé.

Un groove instable.

Une énergie qui ricoche, vrille, braille et danse bizarrement.

Ce n’est pas du show.

C’est un exorcisme collectif en claquettes.

Le 25 juin, à la Cave d’Argenteuil, ça va être serré.

Ça va suer.
Ça va cogner juste.

Et si tu ressors intact, c’est que tu n’étais pas au bon endroit.

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