THIS IS NOT A LOVE SONG :LA PROG EST TOMBÉE. NÎMES CONFIRME ET C’EST ÉNORME

(Je reviens sur TINALS. Pas de virage tiède à l’horizon.)

J’ai déjà expliqué pourquoi This Is Not A Love Song fait partie des festivals qui tiennent encore debout quand d’autres s’asseyent dans des poufs couleur sauge.

Identité claire. Taille humaine. Musique au centre. Pas de storytelling en mousse.

Donc inutile d’y revenir pendant trois pages.

La programmation 2026 est tombée.

Et on voit pourquoi elle claque.

Cette prog promet des frottements, pas du confort.

Model/Actriz peut te mettre face à ton propre corps, et ce n’est pas confortable. Meryl Streek peut t’attraper par le col avec des mots que personne n’ose plus dire sur scène. Sixteen Horsepower peut te rappeler que la musique peut encore peser spirituellement sans devenir mystique de salon.

Knives reste un rappel d’urgence vitale. Chalk incarne une Irlande nerveuse et contemporaine, pas folklorisée. Fat Dog représente ce chaos joyeux et ingérable que les festivals essaient d’éliminer depuis dix ans. La Sécurité prouve qu’on peut être minimal, politique et drôle sans poser la voix ni la posture.

En gros, cette affiche accepte la cohabitation entre tension, ironie, foi, colère et groove sans chercher à lisser le récit.

Pour plus de détails, voilà ce que j’ai trouvé. Je ne suis toujours pas experte mondiale. J’écoute. Je regarde. Je dis ce que je ressens. Les gardiens du temple feront ce qu’ils veulent de leur digestion.

Repères

Sixteen Horsepower (US) : gothic americana, folk biblique, feu et damnation.
Body Horror (UK) : punk noise contemporain. Moche. Rapide. Méchant.
Brigitte Calls Me Baby (US) : indie rock romantique, posture soignée.
Chalk (IE) : post-punk tendu, industriel par endroits, Irlande actuelle.
Fat Dog (UK) : punk électronique dégénéré, rave sale, énergie ingérable.
Iguana Death Cult (NL) : garage punk tordu, psyché sale, groove de travers.
Quickly, Quickly (US) : indie pop introspective, textures fines, mélancolie vivante.
The Sophs (US) : indie rock anguleux, ironique, malaise assumé.
Bar Italia (UK) : lo-fi britannique, tension sous anesthésie apparente.
Alice Phoebe Lou (ZA) : folk indie sensible, jamais mièvre.
Bandit Bandit (FR) : rock garage nerveux, énergie frontale.
Ben Kweller (US) : indie rock direct, sincérité sans cynisme.
Black Country, New Road (UK) : art rock exigeant, intensité cérébrale et émotionnelle.
Cardinals (IE) : indie sombre, tension contenue.
Jenny Beth (FR) : rock industriel abrasif, colère politique.
Knives (UK) : noise punk ultra tendu, urgence totale.
La Sécurité (CA) : post-punk minimaliste, froideur ironique.
Levitation Room (US) : psych rock, groove lent, soleil sous acide.
M.A.O. Cormontreuil (FR) : rock alternatif déviant, énergie bordélique.
Men I Trust (CA) : indie pop feutrée, groove doux mais lucide.
Meryl Streek (IE) : post-punk parlé, critique sociale frontale.
Model/Actriz (US) : noise rock physique, tension corporelle.
NewDad (IE) : indie sombre, fragilité tendue.
Shortstraw (ZA) : indie énergique, lumineux sans naïveté.
Yerai Cortés (ES) : flamenco contemporain, tradition vivante.
Augusta (UK/FR) : pop alternative hybride, écriture libre.

Conclusion fosse

Voilà. La prog est là. Complète. Dense. Cohérente.

Pas parfaite, mais pensée. Et surtout : tenue.

Pas de virage tiède. Pas de caution gadget. Pas de remplissage honteux.

Juste une ligne. Et la musique qui suit.

À Nîmes, en 2026, on ne viendra pas s’asseoir. On viendra se tenir droit.

Et ça, aujourd’hui, c’est déjà énorme.

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