LYDIA LUNCH / HURTADO JOUENT LA SUITE DE SUICIDE. PAS UN CONCERT, UNE MISE À JOUR

Il n’y aura pas d’images.

À part une photo promotionnelle et un fond de scène pris avant.

Parce que Lydia Lunch interdit qu’on la transforme en contenu.

Elle nous a explicitement interdit de capter. Avec force gestes. Et regards noirs.

De toute façon, une photo ne dirait rien de ce qui s’est passé.

Je les ai vus jeudi au Black Lab, près de Lille.

Ils étaient la veille au Supersonic à Paris pour jouer Suicide et Alan Vega.

Déjà sur l’affiche, il faut être accroché.

En live, c’est pire.

Lydia Lunch

Lydia Lunch ne joue pas.

Elle s’adresse.

Elle ne séduit pas.

Elle expose.

La scène n’est pas un décor.

C’est un lieu de vérité brute, sans filtre, sans sortie de secours.

Marc Hurtado

À ses côtés, Marc Hurtado ne fait pas l’accompagnement.

Il installe la pression.

Il hurle. Les yeux hors de la tête. Rouge.

Et produit une matière sonore sèche, répétitive, obsessionnelle.

Qui n’illustre rien et ne protège personne.

Pas d’emphase. Pas d’effet.

Juste un socle tendu, volontairement inconfortable.

Qui laisse toute la place à la voix rauque et à ce qu’elle charrie.

CE QUI SE PASSE VRAIMENT

C’est dense.

C’est inconfortable.

C’est parfois violent, mais jamais gratuit.

On ne reconnaît pas les anciens morceaux.

Normal.

Lunch et Hurtado ne rejouent pas.

Ils mettent à jour.

Ils reprennent parfois les morceaux là où ils se sont arrêtés.

Donc oui, ça peut déstabiliser les fans de Vega.

Mais Lydia Lunch ne veut pas qu’on l’aime.

Elle veut qu’on entende.

Et ça, aujourd’hui,

c’est presque subversif.

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