DRAMA OF THE SPHERES, JÉRÔME, LA VIE ET LA MORT

L’année dernière à cette période, nous apprenions le décès accidentel de Jérôme AD de Drama of the Spheres.

Un groupe merveilleux.
Un homme incroyable.

Un an après.

Je ne veux pas faire de putaclic.
Ni capitaliser.

Je veux juste partager ce souvenir.

Parce qu’au-delà de la musique.
Des chapelles.
Des genres.

Ce qui reste, c’est ce qu’on a partagé.
C’est ce qu’on a vécu.
C’est ce qu’on a ri et pleuré.

Le reste a peu d’importance en vrai.

JUIN 2012, METZ

La dernière fois que j’ai vu Jérôme AD, c’était chez lui, à Metz, en juin 2012.

Il nous avait accueillis comme on accueille les vivants.

Avec cette générosité un peu excessive qui était la sienne.

J’étais avec Lionel, le fondateur du label Manic Depression, qui avait réédité Drama of the Spheres.

Il y avait Frédéric de Popoih Sdioh (aujourd’hui moitié de Dear Deer), Pascal (guitariste de Jacquy Bitch) et notre regretté Gérard, figure incontournable de la scène sombre de l’Est de la France.

Pour ma part, j’étais avec les filles de Cheshire Cat The Bouncing, que nous venions de signer sur Alone Prod, dont Clo, qui deviendra plus tard la moitié de Dear Deer.

Il y avait aussi Cemetary Girlz.
Et Ainsophaur.
Et bien sûr Drama of the Spheres.

Des groupes que je respecte.
Des gens que je respecte.

LA PÉNICHE

C’était sur une péniche.

Un de ces moments suspendus où tout est à sa place sans qu’on ait besoin de le dire.

La scène.
Les liens.
Les projets.
Les discussions.
La musique en circulation permanente.

Et Jérôme était là.

Présent.
Accueillant.
Intense.

Plus grand que le cadre, comme souvent.

Ce soir-là, rien n’était sombre.

Rien n’était figé.

C’était vivant.
Joyeux.
Foisonnant.
Presque trop.

CE QUI RESTE

Alors quand je repense à lui aujourd’hui, ce n’est pas une image figée qui revient.

C’est ça.

Une péniche.
Des gens.
Des groupes qui comptent.
Un homme qui ouvre sa porte et fait circuler l’énergie.

Je voulais aussi le dire.

Parce que c’est comme ça que je l’ai vu pour la dernière fois.

Et que ça, rien ne pourra nous l’enlever.

BONUS

Je mets la photo du groupe de tous les musiciens présents, la tête dans le cul sur une aire d’autoroute le lendemain.

Parce que cette photo avait fait hurler de rire Jérôme quand je l’avais postée à l’époque.

Et Jérôme aimait rire.

Fin de transmission.

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