LYDIA LUNCH ET MARC HURTADO JOUENT SUICIDE ET ALAN VEGA

(ou comment invoquer les fantômes les plus dangereux de New York dans une salle du Nord un jeudi soir et la veille au Supersonic à Paris)

Mercredi 14 janvier au Supersonic à Paris
Jeudi 15 janvier au Black Lab, à côté de Lille (Wasquehal)

Il ne va pas se passer un concert.

Il va se passer un rituel.

Un truc interdit aux cardiaques, aux amateurs de playlists « chill vibes », et aux gens qui pensent que Suicide « c’est un peu répétitif ».

Parce que là…

LYDIA. LUNCH.

Tu m’entends ?

La prêtresse du spoken-word toxique.

La mère fouettarde du no wave new-yorkais.

La femme qui a fait peur à des hommes armés rien qu’en les regardant.

Une artiste qu’Alan Vega reconnaissait comme une voix majeure, un prolongement naturel du chaos new-yorkais.

Et MARC HURTADO.

La moitié d’Étants Donnés.

L’art noise incarné.

Le Français qui a collaboré avec Alan Vega sur les trucs qui brûlent encore.

Il a aussi mis son nez dans des univers avec Genesis P-Orridge, Michael Gira, Sonic Boom…

Lui, il a tenu une carrière entière à base de murs sonores et de collaborations possédées.

Ces deux-là ensemble ?

C’est possiblement un séisme.

Sans doute une messe noire.

Un hommage.

Une résurrection sans permission.

Et ils ne viennent pas « interpréter des chansons ».

Ils viennent ouvrir le coffre-fort Suicide / Alan Vega et en sortir les drones, les pulsations urbaines, la sueur électrique, la menace, les battements de cœur sous néons cassés.

Tu crois que Frankie Teardrop est dur sur disque ?

Attends de l’entendre incarné par Lydia Lunch, qui te vomit la vérité à la figure en te fixant comme si tu étais le capitalisme.

Elle l’a déjà fait.

Il y a des gens qui sont encore en PTSD.

Attends de voir Hurtado repeindre l’espace sonore comme un tunnel dont tu ne sors pas indemne.

Ce n’est pas un revival.

Ce n’est pas un tribute.

C’est la lignée directe.

La continuité.

La famille du chaos qui revient réclamer ses droits et tes nerfs.

À QUOI T’ATTENDRE ?

✅ du bruit qui pense
✅ des pulsations qui te traversent la cage thoracique
✅ de l’extrait de malaise
✅ du performance art radical
✅ des incantations no wave qui t’enlèvent 10 ans d’espérance de vie mais te rendent ta vérité
✅ un public partagé entre extase, panique et fascination pure

Et surtout :

un moment que tu ne reverras probablement jamais repasser dans le Nord.

Mercredi 14 janvier — Supersonic, Paris
Jeudi 15 janvier — Black Lab, près de Lille

Tu viens propre.

Tu repars cramé.

C’est écrit.

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