KRAV BOCA DÉBARQUE AUX ABATTOIRS DE COGNAC

(ou comment un groupe masqué, une mandoline énervée et un public en ébullition vont transformer la Charente en zone autonome temporaire)

Les Abattoirs de Cognac, en coproduction avec la Nef d’Angoulême, reçoivent Krav Boca vendredi 5 décembre.

Et c’est presque dommage pour les murs : ils n’ont rien demandé et ils vont prendre un mur de décibels de vérité directe dans la façade.

Krav Boca est un collectif gréco-franco-marocain fondé au début des années 2010, basé entre Toulouse et Athènes.

Un groupe masqué.

Punk / rap hybride.

Mandoline amplifiée.

Concerts au sol, dans le public, jamais vraiment « sur scène ».

Leur objectif déclaré depuis le début :

remettre le politique dans le live, et le live dans la rue.

Fraternité.

Insurrection joyeuse.

Énergie populaire.

C’est du mouvement social branché dans des amplis, capable de transformer un vendredi charentais en émeute cathartique sous contrôle.

Parce que la Charente est solide, vraiment.

Mais elle n’a peut-être pas encore rencontré :

– les chants grecs
– les slogans scandés
– la mandoline branchée comme une hache sonore
– les masques noirs
– et cette façon unique de traverser un public comme une marée humaine autogérée

POURQUOI KRAV BOCA, C’EST IMPORTANT

Parce que ce collectif ne fait pas des concerts.

Ils créent une zone politique temporaire.

Un espace où :

– le public devient la scène
– la scène devient un mouvement
– les textes deviennent des pavés métaphoriques
– la mandoline devient une arme de construction massive

Fondé autour de l’idée que la colère peut être collective, joyeuse, transnationale.

Krav Boca mélange :

– influences punk
– rap
– hardcore
– musiques méditerranéennes
– et cette énergie gréco-marocaine qui fait exploser les frontières

À QUOI S’ATTENDRE ?

– un MC qui apparaît dans ton champ de vision puis derrière toi sans que tu comprennes la téléportation
– une mandoline branchée dans un ampli qui sonne comme une scie circulaire marxiste
– des refrains qui te collent au sternum et à la conscience politique
– des masques noirs qui sautent partout comme des ninjas du social
– un public qui devient la scène, une scène qui devient une foule
– de la sueur politique (la meilleure)
– ce moment précis où tu réalises que tu étais venu « voir » et que tu es en train de vivre dedans
– une énergie transméditerranéenne : France + Maroc + Grèce, rien que ça

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