THE CHAMELEONS, TRAUMA MÉCANIQUE ET RÉDEMPTION EN NOËL

(ou comment un embrayage parisien a essayé de saboter ma destinée musicale)

The Chameleons.

Les poètes tordus de Manchester.

Des morceaux qui te retournent le cœur comme une maison vide un soir d’orage.

Normalement, j’aurais dû les voir la dernière fois au Trabendo.

Mais le destin s’est foutu de ma gueule.

Périphérique parisien. Chaleur. Circulation en PLS.

Moi, concentrée comme une prêtresse en route vers son rite.

Et là :

L’embrayage.

Le traître.

Le Judas mécanique.

Un clac… un couinement… puis un NON.

La voiture m’a regardée dans les yeux et a dit : « Tu n’iras pas voir The Chameleons. »

Échec.

Humiliation.

Billet à la poubelle.

Moi en larmes (et d’une humeur de dogue allemand dans un nid de frelons).

Trauma scellé dans ma chair depuis.

MAIS.

L’univers a décidé que la revanche devait exister.

The Chameleons reviennent.

Et cette revanche prend la forme d’une Chameleons Christmas Party à l’Élysée Montmartre.

Je n’aime pas Noël.

Je déteste Noël.

Je me fous de Noël.

Cette période me donne l’impression de vivre dans un single de Wham.

Je ne supporte pas.

Et pourtant, The Chameleons m’offrent un souffle d’air en partageant la scène avec Hugh Cornwell, légende acide des Stranglers, et Swell Maps, post-punk anglais.

L’affiche a l’air de dire :

« Tiens, t’as raté ton destin mécanique la dernière fois, maintenant on t’offre un multiverse post-punk en cadeau. Débrouille-toi avec ça. »

C’est littéralement un alignement astral.

La soirée où Manchester, Londres et Birmingham se serrent la main et déclarent la trêve pour te réparer la colonne vertébrale.

Cette fois, je suis prête.

Je vais y aller même si je dois venir à pied, en trottinette, en calèche, portée par des moines ou tirée par un tracteur de festival sous crack.

L’embrayage n’aura pas le dernier mot.

The Chameleons sur scène, c’est :

– cette guitare en cathédrale qui te découpe proprement l’âme
– un spleen lumineux qui te lave et te tue en même temps
– un frontman qui connaît la douleur par son prénom
– un post-punk tellement dense qu’il laisse un goût de pluie même en plein soleil

PRÉPARE-TOI À :

✅ pleurer sans raison sur Second Skin
✅ avoir 20 ans dans le cœur et 50 dans les lombaires
✅ remercier ton garagiste par télépathie
✅ comprendre pourquoi Manchester gagne toujours
✅ récupérer ton destin exact là où il s’était cassé

Cette fois, j’y serai.

Et si une voiture tente un truc… je la laisse mourir sur place.

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