GROHL, OUI. LA DÉFENSE ARENA, BOF

Les Foo Fighters reviennent.

Les dates sont tombées. Ça s’agite. Ça panique. La billetterie est ouverte. La Fnac annonce une forte demande.

Mais ça oscille entre une bonne, une mauvaise nouvelle et une trahison.

Bonne nouvelle. Dave Grohl a encore décidé d’être vivant, bruyant, généreux et de gueuler comme s’il pilotait un chalutier en pleine tempête.

Mauvaise nouvelle : c’est à La Défense Arena. Le hangar à avions où la basse se suicide et où ton âme flotte au-dessus des sièges Platinum.

Trahison : Berlin, Milan, Vienne auront IDLES. Nous ? Nous aurons Inhaler.

Voilà.

Rien à ajouter.

Pour la qualité sonore, je parie une boîte de DI, trois nerfs optiques et l’enthousiasme d’un ingénieur du son qui s’est cogné Coldplay que ce ne sera pas magique.

La Défense Arena, c’est un peu le Zénith qui a mangé trop de Whey : énorme, lisse et absolument hostile aux fréquences utiles.

T’as la tête dans un aspirateur Dyson. Tu ne vois rien à moins de payer un SMIC.

Un concert là-dedans, c’est aussi con que de faire des crêpes dans une piscine.

Ça n’a aucun sens.

Les courageux, préparez-vous à :

  • danser avec 40 000 personnes dont la moitié ne sait pas pourquoi elle est là
  • survivre à un son digne d’un sèche-cheveux dans une cathédrale
  • hurler LEEEEEAAARN TO FLYYYY comme si t’y croyais vraiment
  • regretter IDLES mais aimer Grohl. Parce que Grohl.
  • te dire que les vrais concerts, c’est dans les salles qui sentent la bière, pas dans un Ikea géant

Force à vous.

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