RED FLAGS DE FOSSE : BIENVENUE DANS L’ENDLESS ANXIETY
(Viagra Boys, merci pour le diagnostic gratuit capté aux Vieilles Charrues)
Chaque concert commence exactement comme cette photo : tu poses un pied dans la fosse, t’as encore ton gobelet consigné, tu prends une grande inspiration…
Et BAM.
La vie t’envoie ENDLESS ANXIETY en vert toxique, taille XXL, comme un spoiler sur ce qui t’attend.
Parce qu’on sait très bien ce qui va suivre :
Pas seulement le groupe.
Pas seulement le chaos.
Les Red Flags.
Les figures imposées de la fosse moderne.
Les créatures du folklore du live.
Les Pokémon de la gêne.
Voici donc le manuel de survie : les 10 comportements qui devraient être punis par la loi, la morale et un coup de médiator dans le tibia. Et inscrits dans les chartes de festival. Affichés à l’entrée des Zéniths. Je pèse mes mots. Si.
1. Le filmeur intégral (a.k.a. Spielberg du pauvre)
Vit tout le concert à travers son écran 6 pouces.
On ne voit plus la scène, on voit sa coque transparente à paillettes.
Son chef-d’œuvre tremblotant ? Personne ne le regardera. Pas même lui.
Arrête. Vraiment.
2. Le « A POOIILLL » random
Toujours lancé au pire moment : intro calme, silence solennel…
Et bim : un mogwai mal réglé hurle dans le vide.
C’est souvent le même qui commente les jupes.
Penalty direct.
3. Les discussions de salon pendant les morceaux
Tu veux entendre la basse.
Eux veulent parler nounou, tajine et salle de bain.
On a payé pour le concert, pas pour leur agenda Castorama.
Mort sociale.
4. Le bélier de fosse
Technique : « oups pardon je danse ».
Réalité : bulldozer qui t’écrase les métatarses pour passer devant.
Hypocrite, lâche, dangereux.
Direction crash barrier. Sans retour.
5. Le couple fusionnel relou
S’embrassent, se recollent, fusionnent toutes les 14 secondes.
On dirait deux poulpes sous MDMA.
Restez chez vous. Achetez-vous un lit, pas une place de concert.
6. Le mec sur les épaules du mec sur les épaules d’un mec
Pyramide humaine interdite depuis 1984.
Tu fais déjà 2 mètres, Jean-Kevin.
Descends. De suite.
La gravité te déteste. Nous aussi.
7. Le postillonneur lyrique
Connaît 70 % des paroles, chante 12 % juste.
Dans TON oreille.
À quatre centimètres.
Avec haleine tartare si t’as pas de chance.
Infraction de niveau 4. Prison.
8. Le peintre en bière
On le repère : posture bancale, pinte tremblante, regard absent.
Il va repeindre quelqu’un.
Indice : c’est toi.
Tu rentres collante, humide et plus vieille de dix ans.
9. Le danseur chelou en diagonale
Se déplace comme une reine aux échecs.
Toujours vers toi. Toujours collant.
On dirait qu’il essaie d’échapper à un marécage intérieur.
Non. Arrête-toi. Stabilise-toi.
10. Le sac à dos XXL
Pourquoi venir avec un meuble ?
Pourquoi ?
Le mec traverse la fosse comme un randonneur du GR20.
Il t’éborgne, t’assomme, te dévisse l’épaule.
On devrait pouvoir le consigner dès le parking.
Bonus perso (fallait que ça sorte)
Le blasphémateur : celui qui se met entre moi et la basse.
On ne parle pas d’un red flag.
On parle d’un sacrilège.
Une hérésie.
Ce type existe : il se glisse devant toi pile au moment où la Precision Bass prend le contrôle de ton sternum. Il bouche la vue, étouffe le riff, te coupe de la ligne de vie.
Il interrompt le transfert énergétique basse → âme.
Il doit être éjecté vers la régie. Sans sommation.
Partager


