ROCK EN SEINE – DRY CLEANING : FLORENCE SHAW NE CHANTE PAS, ELLE TE RAMPE DANS LES SYNAPSES

Florence Shaw avec Dry Cleaning à Rock en Seine 2026

Dry Cleaning à Rock en Seine 2026 : Florence Shaw pose son spoken word sur un post-punk nerveux, anguleux et tendu jusqu’à finir directement dans les synapses

Bon.

Après avoir découvert que Rock en Seine était essentiellement un immense espace publicitaire dans lequel on avait réussi à caser quelques groupes, j’ai enfin trouvé Dry Cleaning.

Scène BoursoBank.

Évidemment.

Déjà, Dry Cleaning n’a absolument pas l’allure d’un groupe sponsorisé par une banque.

C’est rassurant.

Florence Shaw arrive en jupe longue rose, sweat immense qui fait absolument rien pour la mettre en valeur, pendant que le reste du groupe semble avoir collectivement décidé qu’il n’avait aucune intention de participer à une brochure commerciale.

Et puis elle commence.

Enfin. Chanter.

Parce que Florence Shaw ne chante pas vraiment.

ELLE TE RAMPE DANS LES SYNAPSES.

Florence Shaw n’a pas besoin de chanter

Elle parle.

Elle pose des mots.

Elle déroule ses phrases avec cette espèce de détachement absolu, presque comme si tout ça ne la concernait que modérément.

Pendant ce temps derrière, ça joue.

Guitare, basse, batterie, séquences construisent un truc nerveux, anguleux, tendu, pendant qu’elle continue tranquillement à te raconter des machins comme quelqu’un qui aurait décidé de faire la conversation au milieu d’un accident industriel.

Ça me fait un peu penser à King Hannah mais avec un level de rien à foutre supérieur et plus d’instruments.

C’est pas vraiment révolutionnaire mais progressivement tu comprends le problème.

Elle n’a pas besoin de gueuler.

Elle n’a même pas besoin de chanter.

ELLE EST DÉJÀ DANS TA TÊTE.

Dry Cleaning.

Rock en Seine.

Dans mes synapses.

Et maintenant je pars voir Slowdive.

Enfin si je retrouve la Grande Scène.

On m’a dit de suivre les talus.

TOUT VA BIEN.