ROCK EN SEINE : THE CURE, SEPT GROUPES, DEUX JAMBES, AUCUN SUPPLÉMENT POUR ÊTRE DEVANT

The Cure, Mogwai, Interpol, Wolf Alice et Slowdive au programme de Rock en Seine 2026

Rock en Seine 2026 : The Cure, Mogwai, Interpol, Wolf Alice, Slowdive, Dry Cleaning et Ecca Vandal pour terminer l’été sans payer un supplément pour courir vers Robert Smith

Dimanche prochain, Fosse Commune termine sa tournée des festivals d’été à Rock en Seine. Et je n’avais pas vraiment regardé la programmation.

J’avais vu The Cure. Ça m’avait suffi.

Je viens de regarder le reste.

J’aurais peut-être dû le faire avant.

Parce que voilà le parcours qui s’annonce.

14 h 20 – Ecca Vandal

On commence tranquillement avec Ecca Vandal. Enfin « tranquillement ». Punk, hardcore, hip-hop, électro et une Australienne qui n’a pas exactement la réputation de monter sur scène pour surveiller la cuisson des pâtes. Très bien.

15 h 45 – Dry Cleaning

Post-punk londonien, Florence Shaw qui parle plus qu’elle ne chante, basse devant et cette merveilleuse impression que quelqu’un récite la liste des courses pendant que le groupe démonte la cuisine. Évidemment qu’on y va.

16 h 25 — Slowdive

Shoegaze. Guitares partout. Des gens qui regardent leurs chaussures depuis 1989. Parfait.

17 h 25 — Wolf Alice

Rock alternatif britannique, guitares qui savent être énormes sans tomber dans le parpaing, et Ellie Rowsell capable de passer du presque fragile au franchement féroce sans prévenir.

Pas de débat. Wolf Alice.

18 h 25 — Interpol

Là, il y a débat. Je les vois au Zénith à la rentrée. Je pourrais donc profiter de cette heure pour m’asseoir, manger, boire, aller pisser et, soyons complètement fous, ne pas écouter un groupe pendant soixante minutes.

Je pourrais.

Je ne prends aucun engagement.

19 h 35 — Mogwai

Post-rock écossais, longues montées instrumentales, murs de guitares et explosions sonores capables de te remettre les organes dans le mauvais ordre.

Chierie logistique : Mogwai contre le placement pour The Cure

Et c’est précisément ici que commence la chierie logistique.

Parce que Mogwai joue sur une autre scène.

Et qu’à 20 h 45, sur la Grande Scène : THE CURE.

Deux heures trente.

Je pourrais évidemment quitter Mogwai avant la fin pour aller me placer correctement devant The Cure.

Je pourrais aussi acheter une « Primary Entry » pour entrer plus vite dans le festival.

Ou un billet VIP.

Je pourrais faire beaucoup de choses.

Je ne vais en faire aucune.

Pourquoi ? Parce que je ne paierai pas plus cher pour courir

Parce que Rock en Seine a désormais réussi à transformer l’entrée dans un festival en grille tarifaire de lutte des classes :

99 € : marche, peuple.

119 € : cours, peuple.

169 € : assieds-toi, bourgeois.

J’avais d’ailleurs consacré un Fosse Missile au concept du Primary Entry, cette merveille de l’industrie festivalière qui consiste essentiellement à te vendre LA POSSIBILITÉ DE COURIR.

Il s’appelle : FOSSE MISSILE : LE PRIMARY ENTRY OU COMMENT ON VEUT ME VENDRE UN SPRINT VERS ROBERT SMITH.

Le Fosse Missile sur le Primary Entry est à lire ici.

Google l’a classé quelque part entre un ossuaire mérovingien et les archives départementales de la Creuse, donc personne ne l’a lu.

C’est l’occasion.

Parce que huit jours avant l’expérience réelle, ma position n’a pas évolué :

Je refuse de participer à un Hunger Games sponsorisé par Visa Premier !

Et surtout, il y a Mogwai.

Je vais regarder Mogwai.

Puis je vais prendre mes petites jambes de 54 ans et traverser Rock en Seine avec quelques milliers de personnes qui auront vraisemblablement eu exactement la même idée.

J’arriverai devant The Cure là où j’arriverai.

Parce qu’il existe des choses que je suis prête à faire pour Robert Smith.

Et d’autres non. Genre payer plus pour être devant.

La dernière Descente de Fosse festivalière de l’été

Voilà donc le programme de la dernière Descente de Fosse festivalière de l’été :

Ecca Vandal. Dry Cleaning. Slowdive.

Wolf Alice. Interpol. Mogwai. Une migration de population à travers Saint-Cloud. Et The Cure.

Après Rétro C Trop, le Festival de la Mer, Lokerse , Alcatraz et le Cabaret Vert, je voulais terminer tranquillement.

Manifestement, non.

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