TRAMHAUS AU CABARET VERT : La rage en claquettes, le post-punk édam

Tramhaus en concert au Cabaret Vert, groupe de post-punk originaire de Rotterdam.

Tramhaus au Cabaret Vert : le groupe de Rotterdam confirme en live toute la puissance de son post-punk nerveux et imprévisible

Je les ai vus trois fois en un an. Dans une cave avec de l’eau non potable. Dans une salle en première partie. Et là, au Cabaret Vert. À chaque fois, même réaction : pourquoi ce groupe me retourne comme une chaussette alors qu’il a l’air de s’en foutre ?

Tramhaus, c’est quoi ? Un groupe de Rotterdam. Cinq hurluberlus qui arrivent sapés comme un after au camping. Pas un look. Une absence de look. Et c’est ça qui claque.

Post-punk ? Oui, sur le papier. Et sur disque, c’est pas à se taper le cul par terre. Mais sur scène, c’est autre chose : un truc qui tangue, qui ricoche, qui braille, qui vrille et qui t’embarque.

Composition

  • Deux guitaristes un peu flous mais incisifs
  • Une bassiste adorable, mini format, précision chirurgicale, sourires en embuscade
  • Un batteur géant, version Hagrid sous MD, qui cogne comme s’il devait réveiller l’Europe entière

Et surtout… le chanteur.

Ah, le chanteur. Un mec à moustache et mulet, vaguement hippie, vaguement contrôleur TER. Combo potentiellement repoussoir, mais charisme nucléaire. Il te regarde comme si t’étais un poème qu’il allait déchirer à coups de dents. Il parle, il hurle, il danse bizarrement, il envoie sa rage comme une bénédiction punk.

Ce n’est pas du show. C’est un exorcisme collectif.

Style

  • Post-punk débraillé mais précis
  • Chansons à tranchants multiples
  • Groove joyeusement instable
  • Un son tendu qui te vrille l’âme mais te file la pêche

C’est un bordel organisé. Un truc à mi-chemin entre la baston de bar et la poésie de caniveau. Un uppercut mélodique qui ne ressemble à rien d’autre.

Et moi, à chaque fois, j’en ressors le sourire en vrac, avec une demi-cervelle fondue.

CHECKS

  • Voir Tramhaus dans une cave avec de l’eau impropre à la consommation
  • Voir Tramhaus en festival avec 20 000 personnes hydratées au Ricard
  • Ne pas comprendre pourquoi on est si bien
  • Se faire vriller les tympans par une Mustang basse
  • Être hypnotisée par un chanteur mi-poète mi-psychopathe
  • Sourire comme une idiote parce que c’est juste… parfait

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