BREAKING FOSSE #12 – MIDGE URE – LOKERSE FEESTEN 2026
Chronique du concert de Midge Ure aux Lokerse Feesten 2026 en Belgique : Ultravox, Visage, Vienna, Fade to Grey et l’héritage d’une légende de la new wave britannique.
(Ou comment découvrir qu’une partie de votre discothèque des années 80 tient dans un seul Écossais.)
Je vais encore vous poser une question.
Si je vous chante :
Vienna…
Fade to Grey…
Dancing with Tears in My Eyes…
Le lien ? Midge Ure.
Vu également aux Lokerse Feesten, il fait partie de ces musiciens dont tout le monde connaît le travail… sans forcément connaître le visage.
Et c’est profondément injuste.
Parce que ce type est partout.
Ultravox. Visage. Évidemment.
Des productions.
Des collaborations.
Midge Ure est l’un des rares musiciens à avoir laissé son empreinte dans presque tous les chapitres de la new wave britannique. Il passe par Rich Kids avec Glen Matlock, fonde Visage avec Steve Strange et Rusty Egan, relance Ultravox après John Foxx, joue avec Thin Lizzy et Phil Lynott, coécrit Band Aid avec Bob Geldof et chante ensuite en duo avec Kate Bush. Il n’a pas seulement traversé les années 80 : il en a écrit plusieurs pages.
Des kilomètres de musique britannique.
Le problème, c’est qu’il ne s’est jamais vendu lui-même comme une rock star.
Il a préféré écrire l’histoire en coulisses.
LE COL ROULÉ DE L’ENFER
Une chose nous a néanmoins occupés pendant une bonne partie du concert à Lokeren.
Le thermomètre devait afficher environ la température de fusion du plastique.
Nous étions en train d’envisager d’arracher nos propres vêtements.
Et lui… Col roulé noir.
Comme un Écossais dans les Highlands.
En laine.
Je refuse d’entendre toute autre version.
Pendant ce temps-là… Son synthé était protégé par une housse isotherme.
Je vous laisse méditer.
LA SURPRISE
Je vais être honnête.
Je ne m’attendais pas à ça.
Je savais que Midge Ure chantait.
Je savais qu’il écrivait.
Je savais qu’il composait.
En revanche…
Je ne m’attendais pas à ce qu’il soit aussi bon guitariste.
Élégant.
Jamais démonstratif.
LE BASSISTE
Autre détail qui m’a sauté aux yeux.
Son bassiste.
Très jeune.
Et avec cette tête de type qui réalise soudain : « Je suis sur scène avec Midge Ure. »
Il avait l’air de vivre la meilleure journée de sa vie.
Et franchement… Je le comprends.
LA VOIX
Alors là… Respect.
La voix est toujours là.
Claire.
Précise.
Aucune triche.
Aucun moment où tu te dis : « Bon… on va être indulgents… il a 72 ans. »
Non.
Il chante.
Point.
VIENNA
Il y a des chansons qui dépassent complètement leurs auteurs.
Vienna fait partie de celles-là.
Je continue de penser que sa montée finale est une des plus belles constructions émotionnelles de toute la pop britannique.
Tu sais exactement ce qui va arriver.
Tu connais chaque note.
Et pourtant…
Quand ça monte…
Les poils.
Toujours.
FADE TO GREY
Et puis évidemment… Fade to Grey.
Je crois que je peux mourir tranquille maintenant.
Oui.
Je l’ai entendue.
En vrai.
Par un homme qui faisait partie de cette aventure.
Et c’est exactement pour vivre des moments comme celui-là qu’on traverse parfois une frontière.
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