BREAKING FOSSE #5 – FESTIVAL DE LA MER – FLYING BLANKET MYSTERY
En direct du Festival de la Mer – Jour 2.
Je suis de retour au Festival de la Mer.
Un peu en retard.
Assez fatiguée de la veille.
Mais volontaire malgré la goutte au nez qui frappe notre équipe en raison de la bipolarité du climat du Finistère.
Et j’arrive au milieu du show de Flying Blanket Mystery.
Flying Blanket Mystery, c’est un trio de Rouen qui fait du « punk garage festif à paillettes ». C’est eux qui le disent.
Ça joue.
Ça groove.
C’est cool.
C’est un peu cartoon.
C’est visuel.
Ça roule.
Je bois mon cidre de bienvenue.
Et puis… évidemment que j’ai capté des trucs.
Tu penses.
Même à neuf de tension.
La tête dans le cul.
Les oreilles en carpaccio.
Je scanne.
La guitare moumoute
J’ai vu.
Une guitare entièrement recouverte d’une moumoute rose fluo.
Une espèce de Monstre des Muppets qui aurait décidé d’apprendre les power chords.
Un machin qu’on transporte.
Qu’on accorde.
Qu’on chouchoute.
Et qui ressemble finalement à un Furby avec un manche.
Face à cette anomalie, je demande donc officiellement à Gibson d’ajouter la finition :
Fuchsia Yéti.
Le bassiste en froc à paillettes
Alors là…
Mesdames et messieurs…
Le pantalon du bassiste.
Une espèce de froc patte d’eph entièrement recouvert de paillettes argentées, capable de renvoyer un signal à la Station spatiale internationale.
On est quelque part entre :
- Les Bee Gees.
- Ziggy Stardust.
- Une boule à facettes qui aurait appris à jouer de la basse.
Bilan scientifique
Bref.
J’ai vu.
Et je repars avec trois certitudes :
- Une guitare peut légalement porter une moumoute.
- Un pantalon à paillettes peut parfaitement guider les bateaux au port.
- Rouen continue de produire des groupes extrêmement compétents… et des décisions vestimentaires absolument inexplicables.
C’est ça, les festivals.
Parfois, on arrive en retard.
On n’a pas le temps d’écouter correctement.
Et on repart malgré tout avec des sensations esthétiques dont personne ne nous avait prévenus.
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