BACK TO THE TRIBE OU COMMENT METTRE DU METAL MODERNE DANS MA VIE… ET LE BORDEL DANS MES ARTICULATIONS

AFFICHE FESTIVAL BACK TO THE TRIBE COMPIEGNE 2026

(ou comment mettre du metal moderne dans ma vie sans jamais comprendre ce que je suis en train d’écouter)

Compiègne, c’est ma ville. C’est à une heure au nord de Paris par l’A1. Je dis ça pour les fainéants.

Donc Compiègne.

Une ville avec une immense forêt, un château, des avenues bien propres, des gens qui vont au golf, au poney, faire leur footing autour du château… Bref. Une ville où, spontanément, tu n’imagines pas forcément finir la soirée à te faire décoller les cervicales par des breakdowns.

Et pourtant.

En face, il y a les copains de l’association D’Arc Son Prod qui se bougent toute l’année pour faire vivre les musiques dites extrêmes (selon les autochtones) dans la salle du Ziquodrome.

Des bénévoles qui montent des plateaux avec des groupes qui tournent partout en France et parfois bien au-delà, pour le prix d’un burger de festival.

Le 14 novembre, je viendrai donc en voisine.

Me faire défoncer les oreilles.

Et probablement les trapèzes.

Le metal moderne est un langage que je ne parle toujours pas

Je précise tout de suite que je n’y connais absolument rien sur cette affiche.

Mais je me suis intéressée.

Et j’ai compris ça.

Enfin… je crois.

Que les puristes ne commencent pas à sortir le fusil à pompe.

Je comprends rien aux genres, aux sous-genres, aux sous-sous-genres et probablement aux sous-sous-sous-genres.

À un moment, vous avez décidé que « deathcore symphonique progressif post-machin » était une phrase normale.

Moi, je décroche.

Je fais ce que je peux.

Solitaris, le gros son venu de Paris

SOLITARIS

Les Parisiens de Solitaris font partie des groupes français qui montent très sérieusement.

Metal moderne, atmosphères sombres, gros son, technique solide.

Ils ont déjà joué au Hellfest, tourné en Europe et partagé l’affiche avec des pointures.

Ce ne sont pas des bébés.

Ce ne sont pas des marrants.

Rien que la photo promo, tu comprends que personne ne va te demander si tu veux un mojito à la fraise.

Tout est noir.

Les capuches.

Les regards.

On dirait qu’ils savent déjà comment finit l’humanité.

À côté, ma garde-robe d’hiver ressemble au rayon « bonne humeur » de Décathlon.

Ça colle parfaitement à leur metal moderne, très sombre et très massif.

Si les plombs sautent chez moi, faudra pas s’étonner.

Violence, quand le metal rencontre les machines

VIOLENCE

Projet parisien qui mélange métal industriel, bass music et électronique lourde.

Ici, les grosses guitares ne remplacent pas les machines : elles jouent avec elles.

Le résultat est un son massif, pensé pour le live, où les basses électroniques cognent autant que les riffs.

Derrière Violence, on retrouve notamment Niveau Zero et d’anciens membres d’As They Burn.

Eux aussi ont joué au Hellfest cette année.

Et d’après les copains de D’Arc Son Prod, c’est un groupe surtout énorme sur scène.

Moi, j’ai lu « métal indus ».

N’en dites pas plus.

Ça suffit à mon bonheur.

Je pense que c’est probablement le groupe qui va le plus me monter en l’air.

Downterra, entre metal et bass music

DOWNTERRA

Eux aussi sont français.

Ils sont deux : le DJ et producteur XtronX et le créateur de contenu metal Arthur Alternatif.

Oui.

C’est bien le type qui vulgarise le métal sur Internet.

Donc pendant que moi j’essaie encore de comprendre la différence entre quatre sous-genres, lui en invente probablement deux avant le petit déjeuner.

Ils mélangent le chant du metal moderne à l’esprit de la bass music.

Downterra revendique clairement cette fusion entre grosses guitares et musique électronique, avec des textes tournés vers les enjeux sociaux de leur génération.

Ils ont notamment assuré la première partie d’Igorrr sur certaines dates.

MRWL et le Gourmetalcore

MRWL

Alors eux…

Déjà, ils ont inventé le « Gourmetalcore ».

Oui.

Ça existe.

Et je valide par avance.

Leur nom vient du Maroilles.

Ils parlent de bouffe, de bière, des traditions du Nord et revendiquent un humour complètement assumé.

Ils ont même deux chanteurs… et pas de bassiste, ce qui est devenu un running gag du groupe.

Et, selon une source parfaitement fiable, ça peut finir avec des gens déguisés en pizza ou en ananas qui se mettent sur la tête pendant une chanson consacrée aux frites.

À partir de ce moment-là, je considère que toutes les questions que je pouvais encore me poser sur le Gourmetalcore ont disparu.

Musicalement, ils disent assumer un mélange d’influences : metalcore, hardcore, slam death et djent…

Franchement, si je déplore personnellement l’absence de bassiste, il y a moyen que ça me fasse marrer.

Rendez-vous au Ziquodrome

Bref.

Si vous cherchez une soirée calme, propice à la méditation, je pense qu’il existe d’autres solutions.

Si, en revanche, vous aimez les salles où ça transpire, les amplis qui font vibrer le sternum et les associations qui défendent les musiques actuelles avec leurs tripes… on se croisera probablement devant la scène.

Avec des bouchons d’oreille.

Et si je ressors avec une courbature au trapèze, c’est que la soirée aura été réussie.

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