RÉTRO C TROP / FESTIVAL DE VIEUX CHNOQUES (SELON BURNEL)…JOUR 2
Deuxième jour au Rétro C Trop : The Toy Dolls mettent tout le monde d’accord, Rival Sons déclenche un incident diplomatique avec ses pieds nus et Iggy Pop finit par apparaître, torse nu et toujours vivant, pour achever ce qu’il reste de nos lombaires.
Day 2
Bienvenue dans la phase finale.
Après la folie des Toy Dolls, on passe une longue journée dans l’attente messianique d’Iggy. Le jour où tu te dis « mais pourquoi j’ai mis un tee-shirt blanc ? », et où la réponse arrive en lettres de sueur, de bière et d’herbe douteuse.
Ambiance générale
Le soleil cogne comme un CRS sous amphèts. Des dos cramés, mon tee-shirt IDLES devenu camouflage festivalier (blanc + herbe + vomi = kaki dégueu), et les relous alcoolisés tombés au combat dès 17h, comme toujours.
Mention spéciale au barbu qui a changé de tee-shirt sous mon pif : nuque rouge fluo, torse blanc craie, col V comme un pochoir de la honte réalisé avec un tee-shirt Iron Maiden qui a connu les francs. Le summum de l’élégance. Et c’est ça, la magie des festivals. On croise des gens qu’on ne voit pas dans notre scène ratatinée (et trop premier degré à mon goût).
Techs héros en bermuda
Ils tirent des câbles et des merdiers à roulettes en plein cagnard. On dirait qu’ils lancent des sorts pour invoquer le dieu du retour sans Larsen. Et on les respecte. Toujours. Sans eux, il y a juste… des glandus avec des guitares acoustiques.
Sur scène
The Toy Dolls
Origine : Sunderland – punk burlesque sous acide.
Débarqués comme une flèche fluo, avec des fringues improbables et des sourires perpétuels. Ils chantent les crises d’asthme. Ils bougent ensemble, ils gueulent ensemble, ils s’en foutent ensemble. Pas un mot à comprendre, mais l’énergie t’embarque avec des riffs clownesques.
Moments cultes :
- « Nellie The Elephant » joué comme une attaque éclair sur la dignité
- Enfants, punks, vieux chauves : tout le monde sautait
Silmarils
Origine : France – funk fusion.
Tu crois que ça va être bof, mais ça aurait pu être pire. Ça groove. Un bon moment.
Rival Sons
Origine : Californie – rock pour profs de math.
Oui, ça joue bien. Mais… pieds nus. Et discours peace & love façon méditation en forêt sponsorisée par Nature & Découvertes. Le chanteur : costume vieux rose, pieds crades, discours sur les balades introspectives. On a soufflé « on s’en branle » très fort.
Comparaison validée : Rival Sons, c’est comme coucher avec un mec sublime qui garde ses chaussettes. Voilà. Tu jouis pas. Tu souris poliment.
IGGY FUCKING POP
Origine : légende, point barre.
Il est arrivé, torse nu, la voix intacte, le feu dans les yeux. Corps cabossé mais vivant, regard de fauve fatigué mais lucide. Il a enchaîné les tubes, grogné des « fuck » tendres, balancé ses classiques comme s’il savait que c’était sa dernière fois. Ses musiciens ? Des tueurs. Le public ? En transe. Il nous appelle baby. J’ai chialé sans le dire. Et j’ai gueulé chaque mot.
CHECKS – JOUR 2
- Relou alcoolisé qui me renverse sa bière dans les cheveux à 16h
- Même relou KO avec filet de bave à 17h
- Tee-shirt IDLES devenu camouflage de guerre biologique
- Casquette perdue dans une pisse-zone (refus formel d’aller la récupérer)
- Barbu col V façon pochoir
- Techs toujours en bermuda mais américains
- Toy Dolls = pogo général + flammes dans le cerveau
- Silmarils = ça aurait pu être pire
- Rival Sons = syndrome des mecs qui baisent en chaussettes
- IGGY. Baby. Fuck. Punk. POP
Conclusion
- Je suis poussière, sueur et joie
- Je sens mauvais mais je souris
- J’ai vu Iggy, rien ne peut me faire redescendre
- Trop vieille pour ces conneries
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