RÉTRO C TROP / FESTIVAL DE VIEUX CHNOQUES (SELON BURNEL)
Premier jour au Rétro C Trop : The Stranglers, Stiff Little Fingers, Sweet, From The Jam et Frank Carter avec les Sex Pistols. Des lignes de basse plus tendues que nos lombaires, des moucherons dans la bière et Jean-Jacques Burnel remis d’aplomb par une gamine de 19 ans.
Day 1 (pour moi)
Bienvenue là où les lignes de basse sont plus tendues que nos lombaires, et où les gamines remettent Burnel d’aplomb.
Ambiance générale
Festival familial, faune connue depuis 10 ans, bière tiède et moucherons dans les verres. Seule source de protéine car la saucisse-frites est à 8 balles. C’est non. Des sacs Basic Fit flambant neufs partout, comme si la génération abdos-sponso était tombée du camion Decathlon.
Coup de cœur : Fred, chef sécu.
Le boss absolu. Respect, bienveillance, attitude. Le seul mec capable de te sauver d’un pogo tout en te faisant marrer. Il a humidifié ma casquette. Et ça, c’est la classe. Il incarne tout ce qu’un festival devrait être : humain, ancré, et tatoué du cœur.
Techs en bermuda et retour gaélique
Une scène qui se règle dans un langage oublié du commun des mortels. Mention spéciale au gars à barbe + tablette qui balance dans les micros comme s’il exorcisait des démons bretons. On ne sait pas ce qu’il fait, mais il le fait fort.
Sur scène
From The Jam
Origine : Royaume-Uni
Accent : approximation gallo-mancunienne incompréhensible.
Groupe hommage à lui-même. Aucun membre d’origine (donc 0 % Jam). Jeu carré, look propre, public confus mais tolérant. Bonus PQ dans la poche pour les bouchons d’oreilles.
Sweet
Origine : Royaume-Uni – Glam rock 70’s passé sous LSD 2025.
Costumes absurdes, coiffures intersidérales, sons synthés sortis d’un Commodore 64. Tout le monde danse, personne ne connaît, tout le monde chante quand même. Batteur en mode Spinal Tap qui déclenche des cloches aléatoires et des rires involontaires. Final : Fox on the Run + Ballroom Blitz = communion absurde et géniale.
Stiff Little Fingers
Origine : Belfast – le punk qui sent la Guinness tiède et le vécu rugueux.
Toujours vénères, même à 60 balais. Accent gaélique. Balance de son façon incantation de druide. Leur son est une brique de Belfast dans la gueule, emballée dans un accent que même un Google Trad dopé au Jameson refuse de décrypter. Public réactivé, ambiance de baston civilisée.
The Stranglers
Origine : Royaume-Uni – institution new wave-punk.
Jean-Jacques Burnel : souverain absolu, regard noir, amplis comme des armoires normandes. Burnel, c’est le mec qui te juge sans cligner des yeux, puis te pardonne à la troisième mesure de Peaches.
Moments cultes :
- La réplique de la gamine de 19 ans : « J’ai été mal élevée » → Burnel sourit → miracle.
- Déhanché disco, humour pince-sans-rire, communion avec le public.
- Baz en fusion.
Set magistral, son exceptionnel, public conquis.
Frank Carter & The Sex Pistols
Origine : Angleterre & multivers punk.
Reformation non officielle façon cartoon. Frank Carter (voix, présence, férocité, charisme burlesque) + des musicos au cordeau = la meilleure version live des Pistols depuis… les Pistols ? Le son propre en plus. Intelligents, drôles, puissants. Public scotché.
Bonus apparition : The Molotovs
Aperçus à la fin. Azimutés comme il faut. On sent que le lendemain va cogner. Faut rentrer.
CHECKS – JOUR 1
- Chef sécu qui me file de la flotte
- Premier pipi en chiottes chimiques (plus de papier direct)
- Protéines : moucherons dans le verre
- Posée dans l’herbe à mater des punks irlandais
- Pascal collé à la barrière devant Sweet
- Techs en bermuda qui règlent l’invisible
- Relous alcoolisés KO avant 18h
- Gamine qui dit à JJB « j’ai été mal élevée » → JJB ému
- Burnel qui sourit et fait du disco (??)
- Sex Pistols Experience plus puissants qu’espéré
Conclusion
- Mes pieds me haïssent, mon âme applaudit
- À demain si mon dos suit
Partager


