PAGAILLE FESTIVAL À BORDEAUX (MON AMOUR DE JEUNESSE) OU LE FESTIVAL QUI VIENT D’OUVRIR PLUSIEURS ONGLETS DE MA VIE EN MÊME TEMPS (ET UN REGRET)
Visiblement quelqu’un à Bordeaux a ouvert un portail spatio-temporel en oubliant de refermer derrière.
Parce que pardon mais :
Pagaille Festival qui débarque le 28 août avec : The Cure, Slowdive et Just Mustard (rhaaa lovely) ! Voilà. Bam. Dans ma gueule !
On dirait le line-up généré par mon cerveau à 2h17 du matin après trois cafés froids et une crise existentielle sous brouillard néon.
Et alors le plus absurde dans cette histoire :
il reste des places pour The Cure. À 75 balles.
Miracle.
En tout cas quand j’ai vérifié en écrivant…
J’émets toutefois un petit bémol scientifique : les places VIP et fosse or ont déjà disparu. De ce que j’ai compris. Mais j’ai peut-être pas compris.
Donc il reste potentiellement les places pour « pauvres », derrière un arbre, à proximité stratégique d’une baraque à frites et probablement avec un léger délai sonore dû à la géographie.
Mais bon.
THE CURE.
Robert Smith.
Le groupe qui accompagne des gens depuis plus de quarante ans dans leurs chambres moites, leurs eye-liners approximatifs, leurs catastrophes émotionnelles et leurs achats de manteaux noirs totalement inadaptés au climat français.
Je regarde cette affiche et j’ai surtout un problème personnel de nostalgie mal digérée : j’ai traversé ma période Cure la plus dangereuse précisément à Bordeaux.
Une ville qui compte beaucoup pour moi.
Du coup là, j’ai l’impression que quelqu’un vient d’ouvrir plusieurs onglets de ma vie en même temps :
- la moi de 18 ans
- la moi de maintenant
- les nuits bordelaises
- les disques écoutés et jamais achetés à la FNAC et les imports écoutés et achetés au péril du prêt étudiant au magasin New Rose
- les chaussures absurdes, les sorcières. Sérieux. Cette blague.
- les chansons qui collent au système nerveux depuis des décennies
Le tout sur la place des Quinconques où j’ai quelquefois récupéré péniblement à la Jeanlain tiède en sortant de boîte, notamment le Performance.
La boîte post-punk goth bordelaise. Si y’en a qui ont la réf.
Franchement cette affiche est complètement irresponsable.
Et donc évidemment : ça donne envie d’y aller.
Petit problème pour ma part : j’ai déjà mon billet pour Rock en Seine.
Mais si j’avais su, j’aurais choisi Bordeaux.
Définitivement.
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