KORN : COMPLET AVANT MÊME D’AVOIR LE TEMPS DE SE SALIR
Korn en concert à Paris en 2026 : retour sur un live chaotique au Cabaret Vert entre nu metal, boue, cornemuse et slam improbable
(Ou comment rater un concert et se retrouver à regretter une prothèse en plein vol)
Korn, grand prêtre déglingué du nu metal, a annoncé un concert à Paris en octobre prochain. Le temps de cligner des yeux, c’était complet.
Même pas le temps de faire semblant d’hésiter. Même pas le temps de dire « je vais voir ». Non. Rideau. Terminé. Merci, au revoir. 69 balles la place je crois. Fallait que je réfléchisse. J’ai trop réfléchi.
Et c’est dommage.
Parce que la dernière fois que je les ai vus, c’était dans la boue du Cabaret Vert.
La vraie. Celle qui t’aspire les chaussures et un peu plus si affinités.
Et ce soir-là, j’ai vu un truc que je n’avais encore jamais vu en concert : une prothèse de jambe… slammer. Si.
On a retrouvé le propriétaire hilare le cul dans la boue, pendant qu’un gars à l’autre bout du site criait : « c’est à qui la jambe ? »
Normal. Tout est normal.
J’ai vu aussi un type faire de l’air bass avec un chapeau haut de forme, comme si Lemmy avait raté un virage et fini dans un cirque.
Et au milieu de tout ça, Jonathan Davis qui sortait la cornemuse, tranquille, comme si c’était l’instrument le plus normal du monde dans ce chaos parfaitement organisé.
J’ai vu aussi des gens reprocher au bassiste d’être trop souriant.
Alors qu’il envoyait des patates cosmiques à 5 cordes.
Je rêve.
Une machine de guerre à écosystème instable
C’est ça, Korn.
Une machine de guerre à écosystème instable.
Un endroit où tout est un peu trop, un peu tordu, un peu contradictoire, un peu sale… et pourtant parfaitement à sa place.
Un concert où même une prothèse trouve sa trajectoire.
Et moi, j’ai raté le coche.
Ça arrive.
Mais celle-là, elle va me rester en travers de la semelle.
Partager


