TURNSTILE A CABARET VERT 2026 : J’AI TENU LA MOITIÉ DU SET… MAIS C’ÉTAIT OUF

Turnstile en concert au Cabaret Vert 2026 devant une fosse en mouvement

Turnstile au Cabaret Vert 2026 : hardcore joyeux, circle pits, slammeurs et extraction de fosse derrière un brise-glace humain

En direct du Cabaret Vert.

Bon. J’avais dit que je voulais faire Turnstile devant.

J’ai fait Turnstile devant.

J’ai tenu la moitié du set.

Je considère que le contrat est rempli.

Parce que Turnstile, sur scène, c’est exactement ce que j’espérais : du hardcore joyeux. Un énorme bordel euphorique. Ça saute. Ça groove. Ça cogne. Ça sourit. Le groupe envoie une énergie absolument phénoménale et la fosse lui rend immédiatement.

Le problème, c’est que la fosse lui rend TOUT.

CIRCLE PIT À GAUCHE, CIRCLE PIT À DROITE, SLAMMEURS AU-DESSUS

J’étais hyper bien placée.

Vraiment.

Assez près pour prendre une énorme claque et suffisamment au milieu pour comprendre rapidement que cette excellente place venait avec quelques conditions générales d’utilisation.

J’étais cernée. Avec devant, derrière : des humains extrêmement heureux de se rentrer dedans.

À partir de là, regarder un concert devient une activité secondaire.

Tu regardes Turnstile.

Tu regardes le ciel.

Turnstile.

DES PIEDS.

Turnstile.

Le circle pit vient de s’ouvrir.

Turnstile.

UN CUL.

Et tu recommences.

Le tout dans une ambiance absolument géniale. C’est important de le dire : la fosse était hyper sympa à quelques bourrins près. Ça se relève. Ça s’aide. Ça rigole.

Mais physiquement ? PUTAIN.

J’ai donc procédé à une évaluation scientifique de la situation.

Le groupe : incroyable.

La fosse : incroyable.

Mon envie de rester : très forte.

Mes chances de terminer Deftones ce soir avec un squelette encore assemblé : en diminution rapide.

Et surtout, j’ai vu ce type en foulard en face qui était pas vraiment là pour autre chose que la bagarre. Et ça, j’aime pas bien.

Foulard intégral quand y’a pas de poussière : j’ai tendance à m’éloigner.

Il fallait sortir.

Petit problème : sortir d’une fosse de Turnstile ne consiste pas exactement à dire : « Excusez-moi, pardon, je voudrais passer. »

J’ai donc attendu.

Et soudain, j’ai vu un très grand monsieur qui sortait.

Une opportunité.

Je me suis accrochée à ses épaules et je l’ai suivi.

Voilà.

À cet instant précis, cet homme n’était plus un festivalier.

C’était mon brise-glace.

Il ouvrait la route. Je suivais dans son sillage.

Extraction réussie.

LE CONTRÔLE TECHNIQUE

Je suis maintenant sur le côté et j’observe ceux qui sortent.

C’est magnifique.

Ça boite.

Ça souffle.

Ça ruisselle.

Ça vérifie ses chaussures.

Ça remonte son slip.

Ça remet son soutif à sa position réglementaire.

Et surtout, ça sourit.

Parce que c’est ça, Turnstile.

Personne n’a l’air malheureux.

Tout le monde a simplement l’air d’avoir été passé quarante minutes dans une machine à laver avec 3 000 copains.

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