CABARET VERT : BIEN ARRIVÉE, DANS UNE HEURE ON SE FAIT DÉFONCER
Cabaret Vert 2026 : arrivée sur le site avant Rise Of The Northstar, Body Count, Turnstile et Deftones, avec un premier état des lieux de Razorback
Voilà.
Fosse Commune est arrivée au Cabaret Vert. Pour l’instant, tout va bien.
Je précise pour l’instant, parce que dans environ une heure commence la journée que j’ai précédemment qualifiée de « journée qui veut ma peau ».
Rise Of The Northstar.
Body Count ft Ice-T.
Turnstile.
Deftones.
Nous sommes donc actuellement dans cette période très particulière du festival où tu possèdes encore toutes tes facultés physiques, où tes vêtements sont propres, où tes cervicales appartiennent toujours à ton patrimoine personnel et où tu peux regarder l’avenir avec une confiance totalement injustifiée.
J’en profite.
Premier constat : il y a du monde.
Deuxième constat : les spécimens sont déjà sortis. J’ai aperçu une licorne et ce que je ne peux raisonnablement décrire que comme une vulve pédestre traversant le camping. Il n’est même pas 18 heures. La biodiversité semble excellente.
Et en attendant le début des hostilités, nous avons évidemment établi notre quartier général provisoire à Razorback.
Terre sainte.
Enfin.
Ancienne terre sainte.
Razorback, qu’est-ce que vous avez foutu ?
Parce que je voudrais quand même déposer officiellement une réclamation.
Razorback, avant, c’était LA scène folle du Cabaret Vert. Le territoire où tu pouvais te pointer sans regarder le programme avec une probabilité raisonnable de tomber sur un truc qui gratte, qui gueule, qui fait du bruit, qui possède des amplis beaucoup trop gros ou qui nécessite au minimum trois pédales de distorsion.
Maintenant, Razorback est devenue une scène comme les autres.
Et ça me DÉSESPÈRE.
D’autant que cette année, j’ai fait quelque chose d’une naïveté absolument confondante : j’ai acheté trois jours de Cabaret Vert sans connaître la programmation.
Un chèque en blanc.
J’ai eu confiance.
On ne m’y reprendra pas deux fois.
Goya entreprend de sauver l’honneur
Néanmoins, pendant que j’écris l’avis de décès de Razorback, Goya entreprend bruyamment de me donner tort.
Un groupe de Nancy, complètement autoproduit. Le Cabaret Vert le classe en nu metal, mais leur mélange est plus bordélique que ça : metalcore, influences 90s/Y2K, djent, trap, jazz, riffs lourds, passages mélodiques et esthétique volontairement foutraque.
Déjà dans le petit circle pit, un Hatsune Miku vole.
FIN DE TRANSMISSION PRÉ-IMPACT.
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