BREAKING FOSSE N°14 – ALCATRAZ : IL N’EST PAS 13 H, UNE B*TE EN PLASTIQUE EST DÉJÀ DANS LE CIRCLE PIT

Alcatraz Festival 2026 à Courtrai en Belgique, reportage de terrain de Fosse Commune au festival metal.

Alcatraz Festival 2026 à Courtrai : poussière, grindcore, Brutal Sphincter et premières observations de terrain

Arrivée en terre belge, à ALCATRAZ, à 10h30.

Route depuis Compiègne : nickel. C’est presque décevant. Une bonne chronique de route contient normalement au moins un rond-point absurde.

Parking : nickel.

Navette : nickel.

Entrée : nickel.

Les Belges, quand ils organisent un flux, ils ne plaisantent généralement pas.

Première binouze : Primus. Excellent choix. Tu bois déjà le groupe avant de le voir.

Tout va bien. Site énorme. 4 scènes. Mais ça circule.

Y’a la scène Swamp. Avec les trucs les plus mainstreams. La scène Prison. La scène Helldorado, là où je campe avec le metal bizarre. Et la Morgue. La scène premier degré. Avec les thanatopracteurs à capuche.

Premier problème scientifique : les cornes à boire

Premier passage au marché. Il y a des cornes à boire partout. Absolument partout.

Je résiste. Je tiens. Pour l’instant, la pulsion est maîtrisée.

Je continue à me dire que je ne pilote pas de drakkar. Je suis pas la fille de Thor. J’habite à Compiègne et je roule en Mégane.

C’est fou de se dire combien des objets idiots deviennent irrésistibles dans des contextes particuliers. Comme quand tu achètes des boules à neige Les Arcs ou des dessous de plat La Bourboule.

C’est moche. Ça sert à rien. Et pourtant.

Crème solaire + poussière = escalope belge

Midi : plat de bolognaise. Sucre lent. Stratégie nutritionnelle de haut niveau.

Première boulette. La fourchette tombe dans la poussière. Je la ramasse. J’essuie. Je continue de manger. J’ai faim.

On ne va pas commencer à faire les délicats. La règle des cinq secondes est portée ici à plusieurs milliers de festivaliers.

La poussière, justement, est partout. J’avais été prévenue par les Belges. Foulard obligatoire. Ils n’exagéraient donc pas. Les correspondants de guerre avaient raison.

La poussière vole. Chaque circle pit ressemble à une attaque de bisons.

Alcatraz a également installé des distributeurs de crème solaire. Très bonne idée.

Seul problème : crème solaire + poussière = peau panée.

Tu es officiellement devenue une escalope belge.

Premier mec pieds nus repéré. Un.

Je rappelle qu’on est dans de la poussière, au milieu de dizaines de milliers de personnes. Chacun organise sa mycose comme il l’entend.

Les pêcheurs à la ligne de la fosse

J’ai croisé mes spécimens pêcheurs à la ligne locaux.

Siège pliant. Glacière. Pause. Rien à cirer d’être dans la fosse.

Ils sont là comme d’autres voient passer le Tour de France. Mais avec un tee-shirt Slayer.

Imperturbables.

Y’en a partout. C’est fou.

Dossier eau potable

Pas de bar à eau gratuit. C’est dingue. Avec cette chaleur. L’eau plate est payante. Même au verre.

Donc je me dirige vers les chiottes. Je demande si l’eau du robinet est potable.

On me dit : « Je sais pas. Je viens ici depuis 6 ans. J’ai jamais été malade ».

Bon.

On va faire ça alors.

Les chiottes sont propres. Encore. J’en déduis que y’a qu’en France qu’on est des gros crados.

Brutal Sphincter : le grindcore entre dans l’étude

Mon premier objectif musical : Brutal Sphincter.

Je voulais l’écrire une fois dans ma vie. C’est fait.

Du grindcore. Beaucoup d’humour.

Une double pédale qui donne l’impression qu’on a branché le Wi-Fi directement dessus.

Des effets qui donnent l’impression qu’un sanglier enrhumé est passé dans un broyeur à végétaux avant d’être compressé par un vieux modem 56k.

Les gens kiffent.

Premier morceau.

Une bite géante en plastique gonflable entre dans le circle pit.

Il n’est pas 13 heures.

On est bien là.

Et voilà. L’Europe fonctionne normalement.

Direction Mushroomhead avant Primus

Je pars vers Mushroomhead. Ça a l’air bien gras. Je me dirige au son du line-check.

Je ne vais pas faire des transmissions régulières. Rapport à ma batterie.

Et, accessoirement, j’ai un rendez-vous avec Les Claypool.

D’ici là, si je croise une nouvelle dinguerie, je transmets.

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