LES CHEMINÉES DU ROCK, NOT SCIENTISTS ET LE FESTIVAL QUI A DÉCIDÉ DE FAIRE CONFIANCE AUX GENS PRÈS DE LIMOGES
(ou comment je suis partie écouter du punk-rock et je suis tombée sur une expérience sociologique qui redonne un peu foi en l’humanité)
Il y a des affiches qui te sautent dessus.
Et puis il y a celles qui commencent par un détail.
Moi, cette fois, ce n’est pas Not Scientists qui m’a arrêtée. Encore que. J’aime ce groupe d’amour. Un banger.
Mais c’est cette toute petite ligne en bas qui a attiré mon attention : Participation libre.
Je me suis dit : « Ah bon ? »
En 2026, alors que des festivals disparaissent, augmentent leurs tarifs ou tirent la langue, à quarante bornes de Limoges, il y a un festival qui s’est dit : « Et si on arrêtait de fixer un prix et qu’on demandait aux gens de donner ce qu’ils peuvent (ou veulent) ? » Franchement… j’ai creusé.
Un festival qui fait le pari de la confiance
Je me suis donc demandé quel était le niveau de folie de cette équipe.
Et là, l’histoire devient formidable.
Le Festival Les Cheminées du Rock existe depuis 2008 à Saillat-sur-Vienne.
Comme beaucoup de petits festivals, ils ont fini par se prendre la réalité économique en pleine figure. Tu connais la chanson : les coûts montent, les budgets grincent, les bénévoles se démènent et tout le monde serre les dents.
À ce moment-là, ils auraient pu faire comme beaucoup.
Augmenter le prix des billets.
Au lieu de ça… ils ont tenté un pari complètement improbable.
Faire confiance au public.
Plus de tarif imposé.
Je trouve cette idée presque plus punk que certains groupes punk.
Et le plus beau, c’est que ça a marché.
Les festivaliers sont venus.
Ils ont joué le jeu.
Le festival a tenu.
Et l’expérience est reconduite.
Une expérience qui fonctionne
J’ai voulu comprendre.
D’après Le Populaire du Centre, Les Cheminées du Rock ont complètement revu leur formule en 2025. Deux fois moins de groupes, une seule scène extérieure, plus de billetterie. Chacun donne ce qu’il veut. Ou ce qu’il peut.
Le pari était osé. Et manifestement, il fonctionne.
« En diminuant nos dépenses et en laissant le site sur participation libre à l’entrée, nous avons réussi à trouver un équilibre », explique Magali Poumérouly, secrétaire de l’association Les Cheminées du Rock.
Et franchement… J’aime énormément cette histoire.
Parce qu’elle raconte autre chose qu’un festival.
Elle raconte qu’il existe encore des endroits où l’on tente des trucs un peu fous… et où les gens répondent présents.
Not Scientists et une affiche qui donne envie
Et la programmation tient la route avec, sur scène : Not Scientists, le samedi.
Déjà eux.
Des Lyonnais qui font partie de ces groupes capables de te coller des mélodies dans la tête pendant trois jours tout en gardant une énergie punk-rock hyper communicative, avec une basse qui ronfle comme un avion de chasse.
Rien que pour eux, le détour vaut largement le coup.
Autour, ça enchaîne avec Howard, Greyborn, Zombie Dog, King Kong Meuf (rien que le nom mérite le déplacement), Salut les Keupons…
En gros : deux jours de punk, garage, rock alternatif, grunge, un peu de hardcore, des groupes qui transpirent plus qu’ils ne calculent.
Et ça aussi, c’est très punk.
Comme la participation libre et consciente.
Quand un petit festival raconte une grande histoire
Je ne sais pas si ce modèle sauverait tous les petits festivals de France.
Je sais juste qu’à quarante kilomètres de Limoges, il y a une bande de passionnés qui a tenté un truc complètement improbable… et que le public leur a répondu : Banco.
Rien que pour ça, j’avais envie de vous raconter leur histoire.
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