TRAMHAUS REVIENT METTRE LE FEU AUX FRONTIÈRES EUROPÉENNES AVEC TROIS DATES EN FRANCE
(ou comment cinq Néerlandais ont décidé que le post-punk devait aussi transpirer, danser, courir partout, réfléchir sur la connerie humaine sans se prendre au sérieux)
Bon.
Il faut qu’on parle sérieusement de Tramhaus.
(Je sais. J’insiste.)
Tramhaus, ce n’est pas encore un groupe post-punk, encore des gens en noir avec une basse, encore un chanteur qui regarde ses chaussures.
Non.
Tramhaus, c’est un accident industriel euphorique et mélancolique.
Oui.
Les deux.
Le groupe vient de Rotterdam, ce bouillon culturel et innovant.
Et honnêtement, ça s’entend.
Parce que leur musique ne ressemble à rien d’autre mais donne l’impression qu’un port entier est en train de bouger, que quelqu’un court très vite vers une mauvaise idée et qu’une foule entière va finir trempée en moins de vingt minutes.
Leur force est très simple.
Ils ont compris que le post-punk n’était pas obligé d’être chiant.
Oui.
Je l’ai dit.
Chez eux, ça danse, ça hurle, ça accélère, ça devient presque punk, puis presque noise, puis presque romantique, puis ça repart comme un caddie lancé dans une descente.
Et sur scène… mon Dieu.
Sur scène, ils jouent comme des gens qui ont oublié qu’ils avaient un avenir tout en gardant une espèce d’allure blasée « short-claquettes-chaussettes ».
Ils ne se prennent pas au sérieux.
Et ça me fait des vacances.
Et surtout, ils ont l’air de prendre un plaisir immense à jouer ensemble, et ce plaisir se transforme sur scène en quelque chose de beaucoup plus étrange, plus tendu et plus émotionnel.
Le chanteur ressemble d’ailleurs régulièrement à un type qui vient d’apprendre simultanément une excellente et une très mauvaise nouvelle.
Il est habité.
Dit comme ça, ça sonne flan.
Mais je n’ai pas d’autres mots.
Et toute la salle finit en sueur, légèrement hébétée mais extrêmement heureuse.
Ce n’est pas un hasard si le groupe commence à tourner PARTOUT.
Et justement, ils reviennent bientôt traîner leurs corps possédés en France et autour avec ENFIN un nouvel album.
25.06 – Argenteuil – La Cave Argenteuil
26.06 – Bailleul – En Nord Beat Festival
27.06 – Mayenne – Un Singe en Été
On devrait les revoir fin novembre en Bretagne (3 dates), dans le Doubs, puis en mars au Krakatoa vers Bordeaux… et ça devrait évoluer fort.
Car c’est un groupe qui tourne énormément.
Et personnellement, je suis extrêmement heureuse de retourner voir mes chouchous néerlandais à Argenteuil dès juin pour continuer à observer leur progression de créatures post-punk incontrôlables.
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