EDITORS A COMPLÈTEMENT RINCÉ ROUBAIX DONC JE PARS PLEURER À ROUEN EN RÊVANT DE BIRMINGHAM

Editors en concert en France avec Tom Smith, groupe britannique de post-punk et d'indie rock originaire de Birmingham.

(ou comment remplacer une frustration nordiste par une mélancolie normande)

Bon.

J’avais prévu de vivre ma mélancolie élégante à Roubaix devant Editors le 16 juin.

La Condition Publique.

Le Nord.

La pluie intérieure.

Les gens immobiles qui ressentent des choses en silence.

Sauf qu’entre-temps : COMPLET SA GRAND-MÈRE.

Frustration.

Panique.

Fin du monde.

Du coup, j’ai sauté sur une place au 106 à Rouen avant de finir à regarder des vidéos de Munich en mangeant des pâtes dans le noir.

Je les verrai donc à Rouen avant leur concert du 27 janvier à La Cigale.

C’est dit.

C’est fait.

Pourquoi pas Paris ?

Parce que j’en ai positivement plein le cul de payer plus de péages et de parking que de concert.

Ça aussi, c’est dit.

Mais revenons à Editors.

Editors, c’est qui ?

Un quatuor anglais né au début des années 2000 quelque part entre le post-punk, l’indie rock dépressif élégant et la musique parfaite pour regarder une autoroute mouillée à 23 heures.

Et puis surtout : mieux qu’anglais, Editors est de Birmingham.

Ma ville fétiche.

La ville qui a enfanté Black Sabbath, une partie du post-punk anglais et probablement plusieurs dépressions élégantes sous pluie fine.

Une ville qui mélange joyeusement des friches industrielles, des canaux gris, des usines fantômes et des lofts d’art contemporain posés au milieu du chaos comme si tout ça avait toujours été prévu.

On n’y comprend rien.

Mais c’est honnête.

Et Editors a toujours eu ce truc très « Brum » : froid mais humain, massif mais mélancolique, industriel mais émotionnel.

Et puis les Brummies sont chers à mon cœur.

Accent incompréhensible, humour étrange, gentillesse réelle et capacité à parler météo comme si c’était une discipline universitaire.

Donc forcément : Editors.

Il fait partie de ces groupes capables de provoquer simultanément une envie de danser, une crise existentielle et le besoin immédiat de fixer la pluie par une fenêtre.

Et puis Tom Smith.

Toujours cette voix de type qui semble annoncer soit la fin du monde, soit un slow triste dans une boîte berlinoise à 3 heures du matin.

Parfois les deux.

En résumé.

Si tu aimes les basses mélancoliques, les montées qui serrent la gorge, les lumières bleues et fixer le vide avec élégance… Editors est probablement déjà dans ta vie.

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