MODEL/ACTRIZ : ÇA DANSE MAIS ÇA GRATTE (ET ÇA ARRIVE)

photo de Model/actriz

Je ne sais pas à quel moment quelqu’un s’est dit : « Et si on faisait danser les gens sur un truc qui les met légèrement en danger émotionnel ? »
Mais visiblement, quelqu’un l’a fait. Et ça s’appelle Model/Actriz.

Et ils arrivent :
24 mai (Saint-Brieuc) Festival Art Rock
26 mai (Nantes) Le Ferrailleur – Club Concert
27 mai (Le Havre) Le Tetris
28 mai (Bruxelles) les nuits Botanique
5 juin (Nîmes) This Is Not A Love Song Festival
6 juin (Bordeaux) Rock School Barbey
9 juin (Paris) La Station – Gare des Mines

Model/Actriz, c’est quoi ?

Court. Net.
Quatuor américain.
Boston au départ, New York maintenant.
Post-punk industriel tendance mélancolique, noise, dance-punk, bordel expérimental.

Ça pourrait être froid. Ça ne l’est pas totalement.
Ça pourrait être arty. Ça ne l’est pas complètement.
C’est physique. C’est tendu.
Ça te chope et ça ne lâche pas.

Leur premier album (Dogsbody) sentait la pièce fermée et la pression qui monte.
Le deuxième (Pirouette) ouvre un peu les fenêtres. Le dernier EP (Swan songs) qui vient de sortir fait tomber les murs dans la catégorie « indus punk expérimentale cheloue mélancolique ». Ouais j’invente des catégories.

On est sur un truc étrange :

– ça bouge
– mais t’es pas sereine
– ton corps dit oui
– ton cerveau dit « whot? »

Et c’est précisément là que ça devient intéressant.

Sur scène, apparemment, ça ne reste pas à distance. Ceux qui les ont vus disent que c’est un groupe qui vient te chercher.
Et au milieu, il y a Cole Haden. Gros charisme. Un mec dont la présence arrive avant lui et reste après. Tu ne le regardes pas : tu es déjà dedans.

En live, ça donne un truc très simple :

– du bruit
– du corps
– et une forme de joie collective qui n’a rien de confortable

Et surtout, ils amènent un truc assez rare dans ce genre-là : du désir. Du trouble. Quelque chose de frontal et assumé dans un post-punk qui a longtemps fait semblant d’être froid.
Ça ne théorise pas. Ça se passe.

Dans la fosse, on pourra observer :

Le type qui danse en se demandant pourquoi il est un peu mal à l’aise
Le curieux qui pensait voir un truc cool et qui prend une claque nerveuse
Le mec qui ne sait pas si c’est sexy ou inquiétant
Et moi, qui va vérifier si Station Sud est prête pour ça

C’est pas un concert pour se détendre.
C’est un concert pour sentir quelque chose.
Et en 2026, c’est déjà pas mal.

Partager