LE MEC QUI « AIDE LES TECHS » ET QUI PEUT FLINGUER UN CONCERT EN TOUCHANT UN CÂBLE

(Série d’observation hivernale en attendant les migrations festivalières. Aujourd’hui : un spécimen redoutable. Celui qui veut aider les techs. Le cauchemar des professionnels. Et parfois, il monte sur scène)

Classification

Homo Intervientus Sans Invitation

Catégorie : perturbateur technique non homologué

Statut : danger grave imminent

Il n’apparaît jamais quand tout va bien.

Uniquement quand une tech est déjà en PLS, genou au sol, lampe frontale allumée, en train de jongler avec trois DI, un câble mort et un retour qui siffle.

Il surgit du néant.

Sourire généreux. Énergie golden retriever bourré.

Et il prononce la phrase interdite :

« Attends, je t’tiens ça. »

À cet instant précis, les techs ressentent une douleur diffuse dans le foie.

Comportement typique

touche toujours le seul câble critique
pose sa bière sur le retour « parce qu’il fait gaffe »
met son pied sur un flight-case qui vaut le prix d’une Twingo
déplace un retour sans autorisation
souffle dans un micro (crime de guerre)
parle à la régie comme si c’était son oncle
dit « c’est ton truc qui marche pas »
applaudit quand une DI re-sonne comme s’il avait réparé le monde

Déclinaisons connues

Le porte-matelas acoustique

Il aide à ranger.

Prend un panneau. Le pose à l’envers.

La scène gagne 40 % d’écho.

Le tech respire dans un sac.

Le manipulateur d’objets sacrés

Touche la guitare.

Dit « je voulais voir si c’était lourd ».

Le tech imagine sa reconversion.

Le roi du câble

Demande « je tire ? »

Tire avant la réponse.

Arrache trois trucs.

Dit « ah ouais bizarre ».

Le roadie auto-proclamé

« Dans mon ancien groupe, on faisait comme ça. »

Personne ne connaît son groupe.

C’est normal.

Le crash-barrier consultant

Tape sur le retour : « y’a pas de voix. »

Tente de régler un micro.

Les techs visualisent un bûcher.

Le slamer squatter

Monte sur scène.

Se prend dans un pédalier.

Éteint un retour.

Le bassiste chante a cappella.

Le chaos applaudit.

Niveau de danger

Un seul geste = un Larsen.

Un Larsen = un tech qui pleure du sang.

Indice d’humiliation

Pour lui : 0 % (fier comme un pigeon)

Pour les autres : 100 % (attentat technique en direct)

Conclusion

C’est le seul être humain capable de foutre en l’air un festival entier avec la phrase :

« T’inquiète, je gère. »

Il ne gère rien.

Il intervient.

À suivre.

Demain : la zone à l’ombre où y’a personne. Le piège absolu.

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