MACHINE GIRL + KAP BAMBINO / COMBO TRANSATLANTIQUE POUR PASSER L’ÂME AU KÄRCHER
Le Bataclan comme zone de crash contrôlée. C’est le 5 février 2026 que ça se passe.
Il y a des annonces qui font plaisir. Et puis il y a celles qui font lever la tête d’un coup sec en murmurant : ah. ok. Va falloir prendre un en-cas protéiné pour survivre.
Deux groupes. Zéro confort. Bref, ça va chier.
Machine Girl
New York. Long Island. Pas la carte postale. La version nerveuse, saturée, hostile.
Machine Girl est un projet américain né en 2012 autour de Matt Stephenson. Il définit lui-même le groupe comme « punk électronique déglingué ».
À la base breakcore et électronique extrême, le projet a évolué vers une machine live ultra physique, avec batterie hardcore, saturation maximale et tempo sans pitié. Aujourd’hui, Machine Girl se déploie sur scène en formation trio, sans rien perdre de son agressivité.
Le son mélange breakcore, techno industrielle, noise et énergie punk, sans structure rassurante ni refrain à chantonner. Ce n’est pas de l’électro décorative : ça va trop vite, ça déborde, ça agresse volontairement.
Sur scène, Machine Girl ne se regarde pas : ça se traverse.
Attention : ils sont en tournée et il y a une seule date en France.
Kap Bambino
Kap Bambino, c’est un duo français formé à Bordeaux au début des années 2000, quelque part entre cold wave, électro-punk et acharnement scénique.
Une voix, Khima France, tendue comme un câble haute tension. Un homme-machine, Groupgris, qui cogne sans arrondir les angles.
Le son est sec, brutal, répétitif, volontairement abrasif. Sur scène, c’est frontal, physique, parfois inconfortable. C’est sombre, dansant, violent, étrangement libérateur. Un live qui ne te caresse pas : il te redresse.
Verdict
Machine Girl et Kap Bambino, ce n’est pas une affiche éclectique. C’est un nettoyage haute pression.
Va falloir s’accrocher aux branches. Accepter de transpirer la moustache. Mais digne.
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