SHAÂRGHOT ET AUTRES MISSILES ATTENDUS DANS L’OISE
Le Barb’n’Rock Festival est un festival à taille humaine (phrase de flan mais pour le coup c’est réel) qui a le bon goût de se tenir sur mes terres de l’Oise.
Et ça, c’est quand même bien aimable.
Ça m’évite de galoper à Pétaouchnok pour voir du lourd qui gratte.
LE CONCEPT
Du gros son.
Des barbus.
Des tatoueurs.
Un village artisanal.
Le tout à des fins caritatives, porté par des bénévoles passionnés.
Ce sont des gens qui essaient de faire émerger un vrai festival métal, punk, rock tendance ronchon dans le nord de la France.
Et rien que pour ça, ils ont mon respect.
Et c’est là que ça devient intéressant.
Parce que le Barb’n’Rock n’est pas juste un empilement de décibels :
c’est un festival associatif,
abordable (30 balles le pass early),
encore jeune,
qui pousse sans se renier.
Je vous file le lien en commentaire.
Et comme chaque année, ça se passe du 26 au 28 juin, à Crèvecœur-le-Grand, dans le Beauvaisis.
Et commencez pas à ronchonner.
Au début, le Hellfest, c’était trois tentes dans un champ.
Tout démarre un jour, les gars.
Y’a des trains.
Y’a des bus.
Y’a une autoroute.
Y’a même un aéroport à Beauvais.
No excuse.
LES PREMIERS NOMS ANNONCÉS
Et clairement, ils ne font pas semblant.
SHAÂRGHOT
C’est une dystopie montée sur ressorts.
Pas un groupe : un monstre scénique.
Metal indus théâtral, masques, sueur, narration post-apocalyptique qui ressemble beaucoup trop à ce qu’on vit déjà.
Musicalement, ça cogne, ça martèle, ça hypnotise.
Corporellement, ça t’aspire.
Le live est pensé comme une immersion totale :
la fosse devient une extension du chaos,
la scène une zone contaminée.
Tu n’écoutes pas SHAÂRGHOT.
Tu entres dedans.
Et tu n’en ressors jamais vraiment indemne.
LOUDBLAST
C’est la fondation.
Les darons du death metal français.
Ceux qui ont posé les bases quand personne n’y croyait vraiment.
Pas de nostalgie moisie ici.
Toujours debout.
Toujours crédibles.
Toujours lourds.
Un groupe qui n’a jamais été un musée,
mais une force active.
KRAV BOCA
C’est le punk qui a muté en rap sans demander l’autorisation.
Une meute masquée, radicale,
qui refuse la scène quand elle devient trop institutionnelle.
Ils jouent souvent au milieu du public,
parce que la séparation scène/fosse est déjà un problème idéologique.
Des textes comme des pavés.
Une énergie de manif qui dégénère bien.
Ça ne cherche pas à plaire.
Ça cherche à réveiller.
PSYKUP
Ce sont des savants fous enfermés trop longtemps dans une salle de répèt.
Du metal fusion barré,
imprévisible,
ultra-technique,
parfois absurde,
mais jamais débile.
Ça passe du riff massif à la déflagration funky sans prévenir.
Un chaos maîtrisé, joueur, jubilatoire.
CACHEMIRE
Un groupe français nourri aux guitares britanniques.
Rien que pour les costumes, j’y vais.
Mais j’ajoute :
énergie live,
refrains solides,
tension nerveuse.
Un groupe de scène.
Pas de posture.
AKIAVEL
Je ne connaissais pas.
J’ai donc regardé.
Death metal français.
Riffs lourds.
Impact net.
Violent mais propre.
Sombre mais jamais gratuit.
Une nouvelle génération qui cogne sans brouillon.
EN BREF
Le Barb’n’Rock ne joue pas au plus gros.
Il joue au plus juste.
Je vais suivre la programmation de très près.
Et je vous tiens au courant.
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