POURQUOI JE FOUTRAI PAS UNE ESPADRILLE AU MAIN SQUARE 2026

(ou comment un festival à 60 minutes de chez moi a décidé de parler à TikTok plutôt qu’aux vivants)

MainSquare 2026 a annoncé ses headliners.

Et là j’ai compris un truc simple : je peux rester chez moi à couper mes ongles de pieds, l’expérience sera similaire, mais en moins cher.

Katy Perry.
Orelsan.
Twenty One Pilots.

Voilà.

C’est le line-up.

On dirait un moodboard réalisé par un stagiaire qui n’écoute que la bande-son des cabines d’essayage.

Je respecte, hein.

Les gens vont chanter, filmer en vertical, faire des cœurs avec les mains, avoir les pupilles pleines de LED.

Très bien. Sincèrement.

Mais moi ?

Moi je ne vais pas dépenser 89 balles pour écouter la BO officielle d’un rayon H&M.

J’ai connu le MainSquare qui prenait des risques, celui qui te vrillait le sternum, où tu sortais dégueu mais vivant.

Là on me propose une programmation algorithmique optimisée pour vendre des glaces et de la data.

C’est leur droit d’aller vers la lumière bleue.

C’est le mien de dire : sans moi.

Je veux du sale, du vrai, du bruit, du rock qui transpire, du post-punk qui mord la poussière.

Pas une chorégraphie conçue en open space par un consultant en émotion durable.

On se retrouve ailleurs.

Là où ça hurle encore.

Partager