LILA EHJÄ À LA CARTONNERIE
(ou comment le stagiaire de Deezer a, par accident, découvert mon genre)
J’ai découvert Lila Ehjä d’une façon très simple : Deezer, ce stagiaire céleste qui classe The Cure en new wave chill, a appuyé sur un bouton par erreur. Pour une fois, il ne m’a pas manquée de respect dans sa playlist Daaark (avec trois ou quatre A pour faire genre « ambiance », alors que le noir, ce n’est pas une ambiance, c’est un état mental, imbécile).
Il m’a envoyée un son qui griffe. C’était le morceau Bats. Il est dans mes favoris depuis.
La Cartonnerie la programme en Mardi du Floor et ils parlent de longues nuits d’hiver.
Moi, je vais t’expliquer autrement l’énergie de cette artiste.
Lila Ehjä est une musicienne qui travaille seule, en construisant ses morceaux autour d’une guitare, d’un Roland, d’un looper et d’une esthétique héritée de la cold wave, du post-punk et des musiques industrielles.
Elle compose, enregistre et performe en solo depuis ses débuts, ce qui donne à ses concerts une intensité très précise, presque clinique, sans jamais sacrifier la tension ou le grain brut.
Son premier EP Yö est sorti en 2021.
Son premier album Clivota est arrivé en 2024.
Depuis, elle tourne régulièrement en France, en Suisse, en Allemagne et en Belgique, avec un répertoire qui développe une cold wave affûtée, minimale, structurée autour de boucles vocales, de guitares tranchantes et d’un usage très maîtrisé du looper.
En parallèle de la musique, elle a un travail visuel important (collages, imagerie sombre, influences constructivistes) qui colore son univers artistique sans verser dans l’artifice.
Je serai là.
Parce que j’aime voir un artiste au moment où ça bascule.
Et Lila Ehjä, ça bascule.
La Carto, prépare les lumières.
Moi, je prépare mon âme sombre et le regard inquiet qu’on a toujours quand on sent qu’on va peut-être découvrir un vrai truc.
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