SISTERS OF MERCY : LA MESSE NOIRE EN PLEIN JOUR

The Sisters of Mercy en concert à l’Olympia avec Andrew Eldritch

The Sisters of Mercy à l’Olympia en 2025 : Andrew Eldritch, trois micros, aucune lumière, aucun bassiste et quarante ans de nihilisme célébrés comme un rituel qui refuse de mourir.

De la brume. Trois micros. Pas de bassiste. Pas de salut.

Andrew Eldritch a pris l’Olympia sans lumière, sans mots, sans affect, avec juste son vieux corps d’insecte spectral, deux jeunes musiciens aux dents blanches et quarante ans de nihilisme contenu.

En gros, il a ouvert avec Doctor Jeep.
Il a conclu par This Corrosion.

Entre les deux ?

Que des hymnes. J’avais oublié qu’il en avait écrit autant.

Mais chantés comme des rituels qu’on ne croit plus vraiment, mais qu’on accomplit quand même, parce qu’on sait qu’ils comptent.

Eldritch ne joue pas. Il arpente, il grognote, il surplombe.

Pendant que ses deux sbires hyper actifs électrisent les jeunes en transe, lui récite la fin du monde avec le calme d’un prophète qui a déjà vu trop de saisons.

Pas de bonjour. Pas de communication.
Un merci au bout d’une heure.

Et pourtant… il a conquis.

Il sait exactement ce qu’il fait.

Andrew a franchi un cap.
Il ne fait plus de concerts.

Il célèbre son propre effacement.
Et nous, on l’applaudit pour ça.

Checklist de survie post-Olympia

  • Retournement psychique sans préavis
  • Frisson non contractuel sur Lucretia My Reflection
  • Aucun bassiste, basses fantômes dans la poitrine, scandale !
  • Aucun décor, mais une atmosphère plus dense qu’un théâtre de guerre
  • Un sourire d’Eldritch à la fin = apocalypse acceptée mais gênante

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