VIAGRA BOYS : THE INFINITE ANXIETY TOUR
Viagra Boys a lancé sa tournée mondiale au Zénith de Paris dans un bordel triomphal de basses sales, de riffs mal élevés et de joie post-apocalyptique. Sebastian Murphy, short en cavale, mégaphone en main : aucun extincteur émotionnel n’était prévu.
Bordel triomphal dans une salle sans extincteur émotionnel.
Un croisement entre euphorie animale, perte de contrôle douce et flou mental traversé de basses sales et de shorts douteux.
Comme prévu, Murphy et sa bande m’ont arrachée à ce qui me restait de lucidité.
Un Zénith retourné comme un slip de gym sous acide : des basses grasses, des riffs mal élevés, un mégaphone brandi comme un totem d’absurdité et un Sebastian Murphy, bide à l’air, short en cavale, qui nous gueule ses angoisses avec la tendresse d’un gros chien perdu.
Les Suédois ont démarré leur tournée mondiale à Paris le jour même de la sortie de leur nouvel album. Résultat : un déluge sonore tellement dense qu’on pouvait pratiquement voir la moquette du Zénith fondre.
C’était énorme. Efficaces, généreux, drôles, acides.
À des années-lumière de tout ce qui pue l’Instagram et le foutage de gueule bien peigné.
Checklist de survie personnelle
- Perte de trois lombaires (offertes au dieu du pogo crado)
- Perte de contrôle (assumée dès le troisième morceau)
- Perte de dignité (évaporée pendant Punk Rock Loser)
- Presque perte de lunettes (signe que t’es vraiment en vie)
- 0 % Trump, 0 % Elon Musk, 100 % réalisme post-apocalyptique (tout est foutu mais on danse quand même)
- Discours aligné avec mes valeurs (ça crache sur les cons, ça rit de l’absurde, ça embrasse la ruine joyeuse)
Moments de bascule
- Sports scandé par 5 000 débris humains ivres de bonheur
- Sebastian Murphy rampant comme un prophète sans église ni tenue décente
- La basse qui frappe dans la cage thoracique comme une histoire d’amour mal guérie
Pas de politesse, pas de demi-mesure, pas de fioriture.
Juste la vie, plus sale, plus drôle, plus nécessaire.
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